Il n’y a rien de plus dangereux…

Je ne fais pas confiance aux personnes qui ne s’aiment pas et qui disent : « Je - Maya Angelou -

Voici ce que j’ai appris : il n’y a rien de plus dangereux qu’une personne qui se déteste et qui ne se croit pas digne d’être heureuse. Car une de ces deux choses finira toujours par se passer : soit elle finira par nous faire sentir exactement comme elle se sent, soit elle nous utilisera comme prétexte pour entretenir son état.

Si on aime la personne en question, il est tellement tentant d’arriver avec un grand miroir en forme de cœur et de lui montrer sa beauté et sa lumière. Et ça peut être un cadeau magnifique, effectivement… mais seulement si elle est prête à se regarder dedans. Oui, seulement si elle est profondément déterminée à passer de l’autre côté de sa douleur et à regarder devant. Car sinon, c’est nous qui encaisserons les rejaillissements de son mal-être et de son cœur souffrant. Elle pourrait faire semblant un moment, mais tout ce qu’elle fuit reviendra en courant.

La seule force assez puissante pour vaincre les démons intérieurs d’un proche est celle de son propre amour. On peut donner l’exemple et lui démontrer qu’il en est digne, certainement, mais l’amour qu’on donne ne sera en lui-même jamais assez. Et si la personne a besoin de continuer un peu plus longtemps sur le chemin de l’autodestruction pour arriver au point où il est vraiment prêt à changer, il est non seulement inutile, mais dangereux d’insister.

Sur ce, je vous souhaite une superbe journée!

XOX

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32 réflexions au sujet de “Il n’y a rien de plus dangereux…

  1. Lise dit:

    Merci pour ce billet:Il n’y a rien de plus dangereux….
    sa lecture me touche directement , car c’est exactement ce que je vis avec ma fille. J’ai tout fait (j’etouffais) pour essayer de l’aider, Dans le même échange, elle me dit je t’aime maman, mais sa colère, ses frustrations se retournent contre moi. J’ai 69 ans, ma fille 38 ans, si ce n’etait pas de mes petits enfants, je couperais toute relation avec elle, car c’est devenu toxique pour moi. Je sais qu’elle est souffrante, mais moi je suis de plus en plus impuissante pour l’aider, l’ecouter
    Que puis je faire?

    1. Maud dit:

      Bonsoir,
      Il y’a ne pas s’ aimer et il y a manquer d’ estime de soi.
      Ne pas s’ aimer , voir se détester engendre généralement de l’ auto destruction. Manquer d’ estime est plutôt pour ma part un manque de confiance. Tout le monde plus ou moins manque de confiance en soi.
      A mon avis , c’ est vraiment 2 états différents.

  2. Johane dit:

    Bonjour Marie, ça monte fort en moi de dire que tout part de NOUS et personne n’a le pouvoir de
    faire changer notre humeur ou notre état d’être. En d’autres mots, nous ne sommes victimes de personne car personne n’a le pouvoir de nous blesser. Johane.

  3. Marie dit:

    Bonjour en lisant cette réflexion sur les personnes qui ne s’aiment pas je me pose des questions. Mon fils de presque 18 ans ne s aime pas je le sens mal dans sa peau et quand j’essaie d’aller vers lui il devient agressif. Verbalement. Il a tout pourtant tout pour lui un physique agreable une grande générosité e coeur , il aime les autres il manque juste de confiance en lui je me demande si je dois le laisser aller ds son mal-être tout en étant a ses côtés je me pose beaucoup de questions et je m’inquiète. Mrrci

    1. Marie Josée dit:

      À Marie qui s’inquiète pour son fils: suivez votre cœur, il sait ce qu’il y a à faire. Laisser nos enfants seuls avec leurs difficultés n’est pas une solution. Votre jeune a peut-être besoin d’aide. Si vous ne savez pas comment faire, faites-vous aider (psychologue) pour le soutenir ensuite. Il a peut-être juste besoin d’un peu de soutien et d’amour. Et surtout madame, fiez-vous seulement à vous pour décider de ce qui est bon pour vous et vos proches et faites attention à ne pas vous faire embarquer par des textes comme « Il n’y a rien de plus dangereux… » Personnellement, je trouve ce texte dangereux s’il est pris au pied de la lettre dans un contexte comme celui que vous décrivez. Faites-vous confiance madame! D’une intervenante psychosociale.

  4. GISELE dit:

    bonjour MARIE PIER , c’est une réflexion qui me parle ,des  » je t’aime » pour vous attirer dans leur piège ,dans ma jeune vie d’adulte je suis tomber dans ce piège, je m’en suis sortie douloureusement en 8 longues années,; bonne journée bisous gisele

  5. Eva dit:

    Ce texte tombe à pic alors que l’une de mes filles est justement une de ces personnes qui se déteste. Et vous imaginez bien qu’en tant que mère j’ai tout essayé… pour en arriver là, exactement à ce qui est dit dans la dernière phrase, me dire qu’il est inutile, voir dangereux d’insister…. mais quelle épreuve en tant que mère !!

  6. david benisty dit:

    je ne crois pas m’aimer totalement a 100°/ mais il me semble qu’on rencontre les gens qui nous aime a la hauteur de l’amour qu’on a pour soi meme,il n’y a donc pas a se mefier de l’amour .on se fait tellement d’idées sur l’amour,et du coup il y a tellement d’attente, bises

  7. valérie dit:

    Bonjour, votre texte m’interpelle rien qu’au titre : « Je ne fais pas confiance aux personnes qui ne s’aiment pas et qui disent je t’aime. »
    N’est-ce pas déjà un manque d’amour que de dire « je ne te fais pas confiance » ?
    Nous avons tous je pense des moments où les uns comme les autres, pour diverses raisons, nous ne nous aimons pas entièrement.
    Une chose est sûre, et je suis en total accord avec vous, il est parfois nécessaire de présenter le miroir de l’amour à ces personnes, et qui sait si elles ne rendront pas un geste équivalent, parce qu’à un autre moment ce sera moi qui ne serai pas dans l’amour.
    Avec tout mon amour pour chacun/e d’entre nous.

    1. Brando dit:

      L’amour peut, parfois, être le miroir de l’âme, mais il faut en donner beaucoup
      pour en saisir parfois les reflets, d’autant plus que cela dépend des moments
      où cet amour est envoyé, aléas du temps, des instants de la vie, avec ou sans envie…
      Il n’y a pas de « recette magique », d’autant plus lorsque le temps s’enfuit, mais on peut
      laisser le temps au temps, et à un moment donné, une étincelle d’espoir pourra
      embraser la nuit (embrasser la nuit ?) et on découvrira ensuite un jour meilleur…
      Comme le disait Shri Aurobindo, « L’obscurité n’a jamais été plus profonde qu’avant l’aurore »…

  8. Alexis Henault dit:

    Bonjour Marie Pierre,

    Merci de partager ce texte, ce sujet sensible, dans lequel j’ai l’impression de me reconnaître quelque part. Eh oui je me rend à l’évidence, comme l’exemple pris dans le texte: dire « Je t’aime », vouloir le vivre, le partagé, alors que je ne me sens pas digne entièrement d’être aimer, car je ne m’aime pas suffisamment moi-même. J’en ai conscience et j’y travail par de petite action au quotidien pour y remédier, qui a force de persévérance auront raison de mes vieux démons car il parait que ce qu’il y a de plus puissant en ce monde est l’effet cumulé qui s’applique à tout. Je choisi donc chaque jour de prendre soin de moi. Ce peut être de mille façon différente, et j’espère à terme qu’un jour je retrouverai cette confiance en moi, rendu fort, pour ne pas rendre responsable la futur femme avec qui j’aurai décider de partager de la tendresse sans la blesser de mes propres manques.

  9. Eric A dit:

    bonjour Marie PIER, je travaille en ce moment sur moi suite a une séparation de couple et je crois que mes anges gardiens m’ont envoyé ce message pour bien comprendre que je ne dois pas croire à mon mental. Je dois m’aimer, me pardonner et d’être moi même.
    Mes anges me rappellent que je dois être sur de m’aimer et d’arrêter de dire « je t’aime » a celle qui veut partir. C’est vrai que j’ai cru pendant 30 ans que j’aimais cette belle femme, mais j’étais malheureux. J’ai eu des signes dans le passé, mais mes yeux étaient remplis de nuages et je ne voyais pas. C’est pour cela que ma vue c’est dégradée. Il y a 2 semaines j’ai reçu un gros coup sur la tête pour me réveiller et commencer un nouveau chemin en commençant à m’aimer. Un GRAND MERCI pour ce beau message et je te souhaite une très belle semaine. Eric

  10. Danièle dit:

    Bonjour Marie-Pier,

    Merci pour le message de ce matin, toujours contente de te lire. Je suis tellement en phase avec tes propos.
    C’est aussi un rappel pour moi qu’il n’y a pas si longtemps comme je ne m’aimais pas, je n’arrivais pas a garder mes amies de façon durable, ou bien ce n’était que d’une manière superficielle. Ce n’est pas tant ce que je disais mais ce qui émanait de ma vie, mes pensées, mon mal d’être et cela ne trompe pas.
    J’ai appris avec de l’aide, de l’introspection, partager sincèrement, sans masque, apprendre à faire confiance , à aimer la personne véritable et non bluffée ou camouflée qui est moi et digne d’amour.
    Depuis, les amitiés vécues sans être parfaites, sont riches, vivantes, avec un réel échange et avec ses personnes je suis véritablement moi-même, je les aime et elles m’aiment et m’apprécient. Ces personnes font ressortir le meilleur de moi-même, j’ai du respect et de l’admiration pour ce quelles sont, pour leur cheminement et la vision qu’elles ont de la vie en général et cela me stimule beaucoup.
    Une très belle semaine à toi, Marie-Pier.

  11. Anne-Sylvie dit:

    Comme tu dis juste ce matin!

  12. Sophie dit:

    Chère Marie-Pier, Je vous adresse toute ma gratitude pour vos messages qui très souvent résonnent en moi……ce sont des rayons de soleil qui me donnent le sourire…me boostent ….m’ interrogent aussi pour mon plus grand bien et celui de mes proches. Très belle année 2018 à vous et à tous ceux que vous aimez.

  13. Nathalie dit:

    « Oui, seulement si elle est profondément déterminée à passer de l’autre côté de sa douleur et à regarder devant »

    Bonjour Marie-Pier
    Je ne suis pas certaine de comprendre cette phrase..
    J’aurais plutôt cru de regarder sa douleur, de l’affronter et de s’en libérer. Sinon, comment passer de l’autre côté.. en l’ignorant ? Je suis confuse sur ce point.
    Merci xx

  14. Nathalie dit:

    Merci Marie-Pier pour cette courte mais si profonde réflexion.
    Elle exprime la synthèse de toutes mes observations.
    La personne qui ne s’aime pas en vient à développer des distorsions cognitives: concept qui m’était inconnu mais qui m’a beaucoup éclairée sur le comportement de ces personnes.

    Inévitablement. vous devenez leur bourreau imaginaire, malintentionné et malaimant.
    Vous tentez de les aider? Ils vous malmènent et vous font mauvaise presse.
    Bref, je fuis désormais les gens complexés qui n’ont pas pansé la plaie vive de leur manque d’estime.

    Merci encore, Marie-Pier… vos réflexions sont nourrissantes!
    Nathalie

  15. France-Dominique dit:

    Hier soir, j’écrivais dans mon journal  » l’amour vrai ne peut naître que si on s’aime assez soi-même ». Et ce matin, belle synchronicité, je trouve en écho le message de Matin magique: merci Marie-Pier!

  16. SOPHIE dit:

    Bonjour à tous et toutes,
    Le message de ce jour résonne très fortement en moi et fais écho…
    Echo récent, d’une situation affective douloureuse car j’ai bien compris et le lui ai dit avant notre séparation : « comment veux tu aimer , si tu ne t’aimes pas toi même? »
    Si tu souhaites te détruire (par l’alcool), je ne peux contrôler le flot de tes pulsions addictives…
    Peut être, un jour, cet homme trouvera la force de s’accepter…J’ai une profonde compassion pour lui. Je continue mon chemin sans lui.

  17. philippe orion..... dit:

    Bonjours a tous,
    merci MARIE-PIER pour ce message,cela je l ais bien compri dans mon chemin,oui s AIMER avant de vouloire aimer les autres ou du moin le partager.
    mais nous avons tellement ete conditionner pour donner au autres avant nous par tout se qui ais societe depuis d est generations,que l AMOUR pour nous
    n etais pas possible.Combien cela a fait de destructions et de malheurs dans se
    monde.
    alors dans se nouveau monde que nous voulons maintenant,visons directement
    l AMOUR inconditionnel pour nous ,qui se repercutera pour tous,car nous ne sommes UN.
    merci encore MARIE-PIER BIESE FRATERNEL ,ainssi qu ba vous tous!

  18. Marie Josée dit:

    « Car une de ces deux choses finira toujours par se passer : soit elle finira par nous faire sentir exactement comme elle se sent, soit elle nous utilisera comme prétexte pour entretenir son état. »

    Cela ne peut arriver que si l’on a peu d’estime de soi soi-même. Dans tous autres cas, nous serons assez fort pour aider cette personne ou la référer à unE thérapeutE. Je trouve ce genre de texte « new age » dangereux car il provoque un clivage entre bonne personne et personne « moins bonne ». Il ne suffit pas de vouloir pour aller mieux ou s’aimer. Il faut parfois et même souvent de l’aide. Il conviendrait de s’en souvenir.

  19. Andrée dit:

    Je suis d’avis comme Marie-Josée qu’il ya un danger a penser comme ca.
    Nous venons de l’amour et s’il y a une chose c’est de se rappeller que nous sommes amour avant tout et que le reste n’est qu’une illusion.
    Parfois la personne qui ne s’aime pas a besoin que qu’elqu’un vienne la réveiller et lui rappeller qui elle est et la libérer de ses chimères.

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Absolument. Dans une relation d’aide. Mais dans une relation intime, si on tente de l’aider alors qu’elle n’est pas prête, ce n’est pas de l’amour mais de l’irrespect, à mon avis. On ne peut choisir pour l’autre.

    2. Jocelyne dit:

      Je suis d’accord avec Andrée et Marie-Josée, lorsque l’on lit ce texte, ce n’est rien pour se sentir mieux. Aussi bien dire que toutes les personnes qui ne s’aiment pas sont des bons riens, faut les rejeter encore plus… comment voulez-vous qu’ils s’en sortent?
      Étant moi-même une personne qui ne s’apprécie pas à 100%, en lisant ça, je me sens encore moins important.
      Une tape dans le dos et quelques démonstration d’affection peut aider à se relever.

  20. Julie dit:

    Bonjour a tous,

    Ce message a vibre fort ce matin.
    Je mets tout mon coeur et toute ma force a créer l’harmonie au sein de mon couple et de notre vie de famille avec nos enfants.
    Mais Jusqu a quel point doit on aller quand l’autre ne souhaite pas prendre soin de son mal être et de ses colères et que cela resurgit sur nous? et qu’il nous en rend responsables.
    Merci pour vos pensées.

    Julie découragee

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Je suis touchée et désolée de lire que vous vivez cela Julie. Je ne connais pas assez la situation pour faire des recommandations précises (thérapie de couple?) mais je suis avec vous de tout coeur et je vous « commande » un beau miracle qui viendra éclaircir et alléger tout cela.

  21. Alexandre dit:

    Merci pour ce texte. Si je l’avais lu il y a quelques semaines/mois cela m’aurait peut-être évité une énorme déconvenue. Le 1er janvier la femme avec qui j’étais depuis 6 mois m’a annoncé de manière soudaine qu’elle me quittait alors que jusqu’alors tout allait bien dans la relation. Je n’ai pas vraiment eu d’explications mais parmi ce qu’elle m’a dit il y avait cette phrase terrible: « Je ne m’aime pas et je ne comprends pas que quelqu’un puisse m’aimer autant. » C’est terrible d’entendre cette phrase. Elle a également dit: « Ne cherche pas en toi les raisons de la rupture; le problème est en moi. » Ne pas réussir à aider la personne qu’on aime c’est tellement difficile à accepter. J’espère sincèrement qu’elle réussira un jour à s’aimer.

    1. Marie-Pier Charron dit:

      C’est si triste…

      Plusieurs sabotent leur bonheur sans réaliser que c’est parce qu’il ne s’en sentent pas digne. Mais quand une personne est consciente de ce qu’elle vit (comme cette femme), on s’attendrait à ce qu’elle choisisse l’amour.

      Je suis désolée our vous Alexandre. Et je vous souhaite une femme qui aura le coeur assez grand pour recevoir votre amour.

  22. Joëlle Seity dit:

    Une nuit j’ai rêvé, la voix de mon plus jeune fils m’appelait « maman » et dans la toile de fond, comme un grand pulse chaque pièce revenait à sa place…
    Au réveil j’avais comme une certitude : Je devais arrêter de me faire payer, je ne pouvais pas continuer à me torturer, à souffrir et à être si triste ! Je sais que je ne veux pas mourir tout de suite, je ne peux pas continuer à dire mais je ne veux pas vivre « ça » non plus !
    Je m’en veux parce j’ai réussit à fuir l’homme pervers que j’avais épousé à 20 ans, après 13 ans de soumission. J’avais réussis à fuir en emmenant mes deux fils. Hélas il était beaucoup plus fort que moi, il a réussit à les reprendre, à les détourner de moi, et, je le crains sans en être absolument sur, à les mettre en échec, mais sous sa dépendance.
    Je m’en veux parce que je n’avais pas compris que mes fils seraient en danger avec lui, j’ai cru que c’était moi qui le « rendait fou » et comme j’étais sa cible je n’ai pas anticipé qu’il s’en prendrais aux garçons. Je m’en veux de n’avoir pas pus sauver mes fils de leur père, de n’avoir pas réussit à être une mère héroïque qui sauve ses petits. Je m’en veux parce qu’aujourd’hui ils n’ont plus de maman à cause du fait que je n’ai pas su croire en moi assez pour me battre contre cet homme qui me détruisait dans leur esprit. Est-ce que je vais m’en vouloir longtemps comme ça ? Si un camionneur les avaient écrasés, sans que je puisse les sauver est-ce que je m’en croirais responsable ?
    J’ai longtemps penser que je n’avais pas le droit d’être heureuse puisque mes fils étaient « perdus ». C’est très orgueilleux de croire qu’on peut protéger, qu’on doit protéger ses enfants de tout ! Je dois être humble, reconnaître que la perversion est une horreur que je ne peux que fuir sans pour autant imaginer que je suis un monstre moi même ! Bien sur j’ai choisit cet homme là pour l’épouser et je lui ai fait deux enfants ! Bien sur j’ai été « dingues et naïve, orgueilleuse et aveugles ! » Cependant je ne peux plus rester à pleurer et à me morfondre sur le passé, sur leur présent où je n’ai pas ma place.
    Et ; fort de toutes ces réflexions je décide donc de trouver un chemin pour sortir de ma torpeur, pour oser aimer vivre, pour me « pardonner » ou du moins ne plus m’en vouloir si fort. Tiens je pourrais quitter l’enfer en passant par le purgatoire, je « me condamne à prendre soin de moi trente minutes par jour à compter d’aujourd’hui ! Hier était pluvieux, demain sera, à moi d’y construire mon soleil.
    Le lendemain j’ouvre ma boîte mail et votre message était dedans !
    J’adore vous lire, il est bien souvent possible de trouver dans vos mots ceux qui nous parle précisément… Et ce jour encore vous avez tapée dans le mille. Mes fils ont 31 et 29 ans, je n’ai pas vu A depuis 6 ans et R depuis 12 ans… Il ne m’est pas possible de ne plus les aimer, mais je vais tenter de tout faire pour ne plus me détester de les avoir perdu. On est pas mettre de sa vie ni de son passé. On ne peut qu’essayer de bien vivre son présent, alors merci pour le « présent » de vos mots, ils parlent à mon cœur, et ils renforcent ma détermination à regarder vers un paysage plus doux et plus serein, sans sorcière ni regret. Merci.

  23. Marie Claude dit:

    Bonjour Marie Pierre,
    Oui, Merci pour ce message arrivé dans ma conscience comme un éclair, en parfaite synchronicité avec le « travail » en cours. La justesse des mots a littéralement pulvérisé mes résistances et ma confusion… Dans les minutes qui ont suivi, j’écrivais à ma fille (48ans et moi 73) cette lettre où, du fond de mon coeur vivant, je lui demande pardon « pour avoir, depuis si longtemps, fait rejaillir sur elle mon mal-être et mon coeur-souffrant …
    Bien sûr, j’étais prête et très « accompagnée » depuis plusieurs années !
    Merci aux Etres de Lumière et à vous Marie-Pierre pour cette grâce.
    Ce message est pour vous , Marie Pierre, merci de ne pas le mettre en ligne .

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Je suis vraiment émue et admirative devant votre courage et votre lucidité. Merci du partage Marie-Claude!

  24. crista dit:

    bonjour,
    ce matin magique m’a énormément aidée, merci beaucoup! il était dans ma boite mail au retour d’un we chez mes parents, comme toujours au juste moment! ma maman ne s’aime pas, sa naissance pendant la guerre a fait qu’elle a manqué de l’amour de ses parents pendant ses premiers mois, mes grand-parents n’y pouvaient rien mais c’est comme ça… elle est un puits sans fonds, tout l’amour du monde ne pourrait pas la remplir… elle a la mémoire d’un poisson rouge, ses moments présents lui apporte une « vie par procuration » qu’elle trouve dans les livres, les échanges avec des amis, les films au cinéma, ses activités avec moi, mais rien ne reste, le sentiment de bien être et d’amour ne reste pas. Elle a 75 ans, a toujours été comme ça, mais ça empire, et je sais maintenant qu’elle n’ira jamais bien. Je l’accepte, je suis triste pour elle, pour moi, je l’aime beaucoup mais je ne peux pas l’aider… je trouve ça très triste, elle a manqué toute sa vie, je ne suis pas sûre qu’elle soit vraiment capable de ressentir l’amour que j’ai pour elle, que les autres ont pour elle, j’ai l’impression que ça lui donne du plaisir, ça la fait se sentir temporairement flattée, mais ça s’en va très vite. Et l’affection qu’elle me donne sonne faux en regard de ses actions, ce qui ne rend pas la relation confortable.
    Cette lettre m’a aidée à comprendre mon malaise devant les gestes d’affection que j’ai reçu pendant le week-end de sa part, ça sonnait faux pour moi. Voilà, mon conseil à ceux qui ont cela à vivre, pensez à vous protéger, ne soyez pas dans le déni, ne cherchez pas à excuser les incohérences ou les agressions inattendues et déplacées, faites ce que vous pouvez pour rester bienveillants.

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