Quand le bonheur vient de l’extérieur

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La douleur n’est pas toujours un indice qu’il faut travailler sur soi. Parfois, c’est simplement un signe qu’il est temps de changer sa vie.

Cela vous semblera peut-être un peu étrange (ou très familier…), mais j’ai longtemps pensé que j’étais censée être heureuse partout. Oui, à mes yeux, le but ultime était d’être libre de toute attache et de ressentir une joie imperturbable qui émerge de notre être profond, indépendamment des circonstances. Une sorte de transcendance spirituelle, à la Eckhart Tolle.

Je voulais, bien sûr, réaliser mes rêves et me créer une vie à mon image… mais ça ne devait pas être un besoin. Je devais être plus ou moins autosuffisante, et résister à la tentation de me tourner vers l’extérieur pour combler mes manques.

Peut-être avez-vous déjà eu des idées similaires, à un degré ou un autre. Après tout, on sait, comme bien des enseignements spirituels nous le rappellent, que ce monde d’impermanence ne pourra jamais nous rassasier, et que même nos plus beaux rêves ne nous combleront jamais parfaitement – du moins pas pour longtemps. Et on sait aussi que le sentiment de manque cache souvent un «vide spirituel», qui ne peut qu’être guéri de l’intérieur. Donc aussi bien aller droit au but et éviter les distractions.

Du moins, c’était le mouvement général de ma pensée.

Si vous disiez à une personne choisie au hasard sur la rue que vous souffrez de solitude (par exemple), elle vous suggèrerait probablement de vous entourer davantage. Mais pour ma part, si je me sentais seule, la solution était de me connecter à ma source intérieure d’une façon ou d’une autre pour remplir le vide. La perspective de simplement changer les circonstances m’apparaissait comme une solution superficielle, ou une fuite. Je devais être au-dessus de tout, et quoi que je vive, la solution était toujours de me changer.

Tout cela semblait très noble. Ce que je ne voyais pas, c’est que j’avais complètement dénaturé ces beaux principes, et que je les utilisais contre moi. Car on gagne certainement à se libérer intérieurement, il n’y a aucun doute là-dessus… mais changer ce qui nous habite n’exclut pas de changer ce qui nous entoure! Pourquoi aurait-on à choisir entre les deux? Même Eckhart Tolle, qui parle constamment d’éveil spirituel, a déménagé sur la côte Ouest canadienne (lui qui vivait à Londres), par exemple, car l’endroit était plus en harmonie avec lui.

Donc oui, j’avais dénaturé ces beaux principes. J’avais trouvé le moyen de rendre le bonheur dangereux, ou indésirable, pour me maintenir dans ce vague état de déception qui m’était familier. Je ne pensais pas avoir droit à ce que je voulais – surtout ce je voulais intensément. Et il n’y a rien de plus efficace pour se stopper que de se remettre constamment en question.

C’était donc cela, la fuite. À preuve, je n’avançais même pas dans ma quête de transcendance, à travers ces inconforts et ces manques non comblés… J’avais cette vision de moi qui les guérirais «de l’intérieur» et qui utiliserais la douleur comme motivation pour aller plus profondément en moi, mais en réalité, je n’allais généralement pas plus loin que le constat d’échec et la culpabilisation. Le doux coussin de paix et de joie inconditionnelle que j’avais effectivement en moi, je ne l’avais pas installé par ce chemin, pas de cette façon.

«Travailler sur nous» est un des arguments favoris de la peur, qui sait que nous mordrons immanquablement à l’hameçon.

Ainsi, au cas où vous en auriez besoin, j’aimerais vous offrir ce qui pourrait être le constat d’échec le plus libérateur de votre vie : vous ne pouvez pas être heureux partout. Vous pouvez apprendre à accueillir tout ce qui est, et être habité d’une sorte d’harmonie qui est détachée des circonstances… Vous pouvez avoir l’âme sereine partout. Mais vous ne pouvez pas être inconditionnellement fleurissant. Si on transplante une orchidée dans un désert, elle fanera. Et si on vous transplante dans un milieu ou une vie qui ne vous convient pas, vous fanerez également.

Ce n’est pas une faiblesse que d’avoir des besoins et d’avoir mal lorsqu’ils ne sont pas satisfaits. Et vous n’avez pas à craindre que le fait de les combler vous empêche de grandir spirituellement – car justement, vos vides spirituels vous suivront même dans votre plus belle version du paradis, jusqu’à ce que vous choisissiez de les rencontrer. Et oui, il est possible de se perdre dans le monde extérieur, d’avoir tellement de plaisir qu’on préfère vivre en surface et ignorer cette dimension plus profonde… Mais mon petit doigt me dit qu’au contraire, plus votre vie sera délicieuse, plus vous voudrez libérer votre cœur et votre âme pour pouvoir en profiter pleinement.

Ainsi, si vous avez dépensé beaucoup d’énergie à essayer de vous mouler à votre vie, peut-être le moment est-il arrivé de mouler votre vie à vous – enfin! Car effectivement, même les plus belles expériences de ce monde ne pourront jamais remplacer la paix divine que vous pouvez puiser en vous… Cela dit, il est vrai également que même la paix la plus profonde ne remplacera jamais cette sorte de grâce qui brille en vous et à travers vous lorsque votre vie vous fait profondément vibrer, et lorsque vous vous traitez non pas comme un enfant à éduquer, mais comme un trésor à honorer.

Et sur ce, belle créature magique, je vous souhaite une très agréable journée!

xx

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31 réflexions au sujet de “Quand le bonheur vient de l’extérieur

  1. Louis dit:

    Tout vient de l’intérieur, je sais ce n’est pas toujours évident mais selon moi c’est le seul moyen. Comment je pourrais dire…c’est de se reconnecter à notre âme qui est situé dans notre cœur et à partir de là l’âme nous guide à tout instant. Je me parle quand je te parle et je ne suis pas encore reconnecter en permanence mais j’ai des brides et je peux dire que c’est merveilleux. Par contre c’est un travail de chaque instant et on se doit de ne jamais lâcher.
    Voilà ce que j’avais dire.

    Merci

    1. Martine dit:

      Et si nous faisions fausse route ?
      Je pense profondément que le mal-être de notre temps, est né de cette invitation à l’individualisme, l’entre-soi, ce replis intérieur. Il n’y a pas si longtemps de fortes influences religieuses ou culturelles maintenaient nos sociétés en lien, même si le système de croyances sur lesquelles elles se fondaient était à revoir . Aujourd’hui, les choses s’inversent, mais le culte de l’individu, ses besoins, son bonheur, sa vie, ses espoirs….semble nous mettre tout autant en insatisfaction pour ne pas parler de vide !
      Si l’on considère que nous sommes chacun de nous, une histoire unique, constituée à partir de millions d’autres qui nous ont précédés et qui nous ont façonnées, alors il serait plus prudent pour notre harmonie intérieure de ne pas aller vers un extrême ou l’autre, mais rester dans le juste milieu. Nous reconnaitre comme un être sacré, car unique, mais d’avoir aussi le même respect de l’autre qui participe à notre construction pour enfin réaliser que nous faisons parti d’un tout.
      Notre société actuelle nous apprends depuis l’école à être en compétition, tout se mesure et devient comptable. A l’âge adulte, les petites machines à produire entreront dans le broyeur économique où la pression est forte et nous monte les uns contre les autres. Dans ce chacun pour soi, on s’éloigne dangereusement de ce qui nous constitue c’est à dire notre être unique qui fait parti du tout. Selon moi, il faut apprendre à vivre en relation avec ce tout, depuis le cosmos, en passant par les cycles lunaires, l’eau que nous buvons, jusqu’aux gens qui nous entourent. Nous sommes tous et tout le temps dans une dépendante relation.
      Le système racinaire des arbres et ses complexes interactions avec le milieu dont il dépend, illustre admirablement mes propos. Sans les mycorhizes, l’arbre ne peux absorber les minéraux de la terre et il rend à ces derniers qui en ont impérieusement besoin, le sucre qu’il fabrique grâce à la photosynthèse rendue possible par le soleil. Sans ce contre-don, l’arbre ne survivrait pas. Ceci est un bref raccourcit, car ces échanges souterrains sont encore plus complexes…..Il est aussi prouvé qu’un arbre ne meurt jamais de sa propre défaillance, mais toujours d’une action extérieure (tempête, insectes, attaque chimique…)
      La grande question sur laquelle je travaille est pourquoi nous sommes plus attiré vers les promesses virtuelles de nos objets ou créations, le plus souvent destinés à nous distraire, plutôt que de faire l’archéologie de la réalité de notre monde qui nous constitue. Comprendre le cycle de la pluie et des nuages, comprendre la fantastique épopée d’une minuscule graine qui contient à elle seule toute une forêt, nous en apprends plus sur nous que toute autre chimère qui nous hypnotise et capturent nos énergies…..le comble de ce que j’avance se trouve concentré dans l’orgie financière qu’une poignée d’individus consacre pour construire un habitat viable sur la planète rouge ! Dans la quête de l’ailleurs chimérique on ne fait pas mieux !
      Une chose est sûre, cette réflexion doit s’inviter dans nos vies, notre avenir en dépend.

  2. LOU dit:

    Chère Marie,
    tu m’avais manqué, c’est bon de te retrouver, les cheminements ne sont pas simples, être vivant, parfois dans la tornade et accepter que c’est ainsi et difficile. Etre à l’écoute de soi, les deuils, font partie de la vie, c’est un cercle et c est vrai accepter que c est ainsi et ne pas fuir, rester et affronter, sentir que la force qui est en nous, ce à quoi nous croyons, nos valeurs, nos amours, nous aiderons, avancer, essayer, parfois tombé et se relever.
    tu es magnifique, parce que tu essayes, encore et encore, la route est souvent plus intéressante que l’objectif et ce qu il est parfois encore plus grisant et de voir que les essais, les actions, nous aident a avancer. La route est belle car rien n est écrit d’avance, j’ai fait les  » cours de magie » il y a quelques années et depuis j’ai bien avancé. Le chemin a été long, à chaque fois que quelques choses butée en moi, qu’un caillou ou une montagne se présentait. j’ai décidé de la gravir, les moyens n’ont pas toujours été efficaces et il est vrai que faire ce qui nous bloque le plus aide, sans trop réflechir, passer à l’action. c’est le sur place qui n’aide pas. Les chemins sont parfois longs biscornus, difficile, terribles mais ils nous font avancer, grandir. La vie est un cadeau, se respecter, s »écouter, se délester parfois de ceux qui ne sont plus dans notre état d’esprit est salvateur.
    En avançant , en s’écoutant des évidences apparaissent, j’ai changé de vie, me suis séparée de l’homme avec qui je suis restée durant 21 ans, j’ai eu peur tres peur, cassée le modèle qui me paraissait être le mien a été dure, mes enfants étaient pour moi encore petits, 12 ans et 14 ans. Mais il était temps de dire oui au bonheur, la garde partagée a été dure, auparavant je voyais mes kids tous les jours, les voir une semaine sur deux a été difficile. Mais toute la famille était brisée, il fallait mettre de la distance, se reconstruire. Nous avons beaucoup parlé, mes enfants m ont vu, plus heureuse, plus vivante et ils ont compris. Quand ils ont vu que j’allais mieux, ils se sont permis d’être malheureux, on fait sortir leur mal être, et aujourd’hui je suis fiere de moi, avoir gardé en tête que l’amour pour eux devais guider mes choix. Je suis a présent en reconversion professionnelle, depuis bientôt 4 ans avec un nouvel amour, vrai , serein, épanouissant.
    Je me fis a mon instinct, a mes emotions positives, plus le temps passe et plus je me sens en accord avec ce que je suis, bien a l’intérieur. La vie n’est pas toujours tendre, je mets un pied devant l’autre et j’agis. Etre soi et le plus beau cadeau

  3. Jacques St-Cyr dit:

    Il est possible d’epanouir notre Boddheite qui nous permet l’illumination peut importe les conditions de vie. Ceci prend plusieurs annes de pratique assidue. Le coeur de notre Karma est alors transforme a son plein rendement, notre plein potentiel. Nichiren, ce Buddha du13 siecle au Japon, avait etudie le Lotus Sutra et a saisi son essence profonde en evoquant NAM MYOHO RENGE KYO.
    Chanter Nam……. est une facon efficace de reveiller notre BODDHEITE et de construire une plenitude
    inebranlable……meme si on souffre……a travers toutes les conditios de vie…..

  4. Claire dit:

    Bonjour Marie-Pier.
    Merci , merci, merci pour le message de ce jour.
    C’est ce que je crois aussi, après m’être infligée pendant des années de vivre dans un lieu avec une personne, en me disant tout cela te fait travailler sur toi… Et c’est vrai, j’ai travaillé sur moi, et c’est vrai que certaines choses ont changé dans ma vision des situations, dans ma façon de vivre la relation, … Mais à un moment, ce travail devient trop douloureux et rien de plus n’émerge. Le besoin d’être dans un environnement plus en harmonie avec qui je suis et ce que je porte devient une évidence, si je ne veux pas m’assécher. Et je m’y emploie depuis 3 mois à trouver ce nouveau lieu de vie… Et j’ai commencé à m’ouvrir à d’autres personnes pour des relations plus nourrissantes, plus joyeuses…
    Tout n’est pas forcément aussi fluide et rapide que souhaité, mais le travail est peut-être là maintenant: Apprendre à œuvrer pour moi, et prendre le temps nécessaire pour réaliser ce qui est important et ce qui l’est moins, ne pas me précipiter n’importe où pour fuir, ajuster la balance entre ce que je souhaite et ce qu’il m’est possible de faire et vivre aujourd’hui.
    Merci infiniment pour tes messages qui reviennent faire écho à notre petite voix intérieure … Ou qui viennent la réveiller !!!
    Belle journée Marie-Pier !☀️

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Merci Claire. Et oui, s’il y avait une « recette » unique, ou une liste de règles précises à suivre, ce serait si simple. Ce n’est pas le cas, et ça demande une écoute et une vigilance constante. xx

  5. Dominique dit:

    Bonjour,
    Comme il est doux de vous lire! C’est tellement juste: la danse entre le chemin vers soi et la guérison de nos blessure nous mène sans doute à être plus libre et à bouger nos vies; depuis tant d’années, je cherche, comme vous le dites si bien, je travaille sur moi….. votre message m’invite à faire plus de choix: refuser ce qui ne me convient pas et aller chercher ce qui me fait du bien. Merci de partager vos cheminements. Je me sens moins seule! Je vous lis depuis plusieurs années déjà et je garde les messages qui me parlent le plus. Le bonheur est dans les relations entre nous et nous, nous et l’extérieur qui nous rendent vivants.

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Merci Dominique pour ce beau commentaire.

  6. Mireille dit:

    Merci beaucoup pour cet article qui arrive tellement à point pour moi… comme beaucoup de vos articles!

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Je m’en réjouis!

  7. Rossana Bruzzone dit:

     »… et lorsque vous vous traitez non pas comme un enfant à éduquer, mais comme un trésor à honorer. » Merci. Je trouve cette phrase, et toute cette réfléxion, pleines de sens. Ça m’a beaucoup touchée. Trouver un équilibre entre ce que l’on veut et l’on peut changer, et notre source de joie profonde: je trouve que c’est ça, la clé. :-) Merci.

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Merci, et ravie de vous lire, Rossana.

  8. MBUINGA Charles dit:

    Vos écris m’intéressent beaucoup. L’introspection est bien et même recommander pour chacun de nous. Le retour vers soit nous donne bien des opportunités d’être heureux avec vous-même. Or, la vie ne se résume pas sur soi. La vie nous amène à côtoyer d’autres personnes entre autre au travail. Au travail. Qu’est ce qui est particulier pour moi au travail qui me rend mieux heureux. Ma rémunération ne répond pas à mes besoins essentiels de ma maison et de ma petite famille. Voilà qui rend malade. Etant chrétien, tu ne vas pas imaginer aller causer du tort à quelqu’un pour avoir plus de moyens. Etant chrétien, nous reconnaissons que la Bible nous dit chercher et trouverez, toquer et on vous s’ouvrira et demander on vous donnera. Dans notre pays la RDC, les crédits sont quasiment non existant. Nous avons des idées mais le moyens pour le mettre en pratique n’est pas. Nous mourons rapidement par des soucis (l’AVC nous attrape à tout moment sur notre route de réflexion). Donc, besoin d’appui financier même par crédit remboursable pendant un certain temps pour permettre au prochain de mettre le pied sur terre. Je suis un ancien religieux mais là on nous disait que même les moines en se retirant du public pour être dans un monastère doit se rassurer qu’après la prière il trouvera à manger pour plus d’énergie dans la prière. Voilà un peu commentaire que j’avais à partager avec vous. A bientôt.

  9. Elisabeth de Saint Basile dit:

    Merci pour ces deux derniers partages libérateurs, qui sortent du « ou » pour intégrer le « et ». Je suppose que ça fera du bien à toutes les personnes qui, comme moi, ont un haut degré d’exigence et baignent dans le milieu psycho-spirituel!
    Elisabeth

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Merci Élisabeth, je suis ravie de lire que ces messages vous ont été utiles!

  10. Aroame dit:

    Au moins ce message est plus conforme à ma réalité. Je n’ai pas les moyens de m’évader en Californie ou en Thaïlande, je suis au présent dans le même logement depuis 20 ans. Tout le monde ne peut se créer une réalité idyllique sans se soucier des autres.

  11. France dit:

    Se traiter non pas comme un enfant à éduquer, mais comme un trésor à honorer. Qu’elle belle phrase Je suis tout à fait d’accord avec celle-ci! Merci Marie-Pier

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Merci France!

  12. Céline dit:

    OMG, cette seule phrase m’a frappée: « Et il n’y a rien de plus efficace pour se stopper que de se remettre constamment en question.  »
    J’ai cette tendance à me remettre souvent en question. Je crois qu’il est bon de se remettre en question de temps en temps, pour faire le bien, mais pas constamment, tu as bien raison. Je vais remédier à ça. lol
    Merci et bonne journée

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Ça dépend ce qui est derrière la remise en question. Si c’est la peur, la remise en question n’est qu’un déguisement. Bonne méditation. :-)

  13. Marie Claire dit:

    L’oiseau dans l’arbre n’a jamais peur que la branche se casse, car sa confiance n’est pas dans la branche, mais dans ses propres ailes ; ayez toujours confiance en vous-même !

    1. Pedro dit:

      Merci Marie de me rappeler de toujours garder en tête à faire confiance de plus en plus à mes ailes. Elles ne me déçoivent jamais.

  14. Carole dit:

    Je viens de déménager à Bromont et j’ai passé toute ma vie à Montréal. Cela fait 4 mois que j’y demeure pour me rapprocher de ma fille. Mais j’ai commencé des troubles physiques et de la dépression. Je suis pourtant bien dans une maison sur le golfe. Je me suis faite des amies, mais je ne comprends pas pourquoi je suis malade. C’est sur que je manque mon ancien environnement. J’espère m’en sortir sans être obligée de retourner à Dorval. Cela me fait terriblement peur.

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Bon courage Carole. xx

    2. Étienne dit:

      Merci Marie pour tes beaux messages toujours inspirant et amenant de belles réflexions. Ce sont chaque fois des portes qui s’ouvrent sur un questionnement « existentiel » voir spirituel. Des portes qui ouvrent vers d’autres possibles.

      Comme Carole, je devrais – je veux – déménager pour me rapprocher de ma fille… et aller en Estrie (à Sherbrooke). Mais, une certaine peur me paralyse. La peur de perdre ce que l’on a déjà. La peur de devoir tout reconstruire. Pourtant, je me résonne en disant que c’est une fameux défis à entreprendre et que je dois le voir comme une démarche positive. Mais, la peur est plus forte ! La peur sait que je mord immanquablement à l’hameçon. Elle est d’autant plus forte quand on est seul à devoir poser le choix.

  15. Arnaud dit:

    Bonjour Marie-Pier,

    Merci pour ce beau témoignage.

    Comme vous dites, on est tellement convaincu que l’on peut se perdre facilement dans une superficialité « extérieure », qu’on en omet la possibilité de se perdre dans nos quêtes « intérieures ».
    Après tout il est si noble de vouloir développer une belle spiritualité qui nous élèverait au-dessus des vils attraits matérialistes, tout en nous assurant en bonus une sérénité inébranlable…

    Mais tout étant équilibre, la difficulté réside surement dans l’atteinte d’un juste milieu (qui nous est propre), entre notre extériorité et notre intériorité.
    Et comme pour connaitre le centre de touche chose il convient d’en explorer les extrémités, notre vie nous ballote donc souvent d’un extrême à l’autre à la recherche de notre point d’équilibre.

    Une forme de « voie du milieu » souvent résumée par cette belle métaphore musicale « Si l’on tend trop la corde elle casse, si on ne la tend pas assez elle ne sonne pas. »

    Très bonne fin de semaine et encore merci pour vos newsletter magique.

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Merci Arnaud pour ce pertinent commentaire. J’aime quand vous dites « On est tellement convaincu que l’on peut se perdre facilement dans une superficialité « extérieure », qu’on en omet la possibilité de se perdre dans nos quêtes « intérieures ». » C’est vraiment bien dit et cadré. Bonne fin de semaine à vous aussi!

  16. Lorraine dit:

    Merci Marie-Pier pour ce beau retour vers nous, ce matin, par votre texte qui encore une fois de plus me rejoint en profondeur.

    La superficialité a de moins en moins d’emprise sur moi au fur et à mesure que je puisse en moi la source véritable du Bonheur.

  17. Micheline dit:

    Bonjour,
    Quand je lis votre texte, le mot qui me vient à l’esprit est l’équilibre.
    L’équilibre de l’intérieur et de l’extérieur. Nous vivons dans un corps physique et nous sommes aussi un esprit. Je dis un esprit qui habite dans un corps. L’équilibre à mes yeux est de vivre dans ce corps en harmonie avec son coeur et son esprit. Le coeur et le cerveau qui vivent en coopération. Lorsque l’extérieur ne corresond plus à qui nous sommes, c’est ok et parfois ultra nécessaire de changer ce qui est dans notre environnement. Cela prend parfois du courage et surtout le courage de vivre en harmonie avec soi-même et de faire le changement nécessaire. Une amie à moi qui vivait avec un handicap physique et qui était bien dans sa peau me disait toujours: Ça prend du courage pour être en santé et heureux car parfois il faut ôser changer d’entourage, d’emploi et même de relations pour être bien et en santé…Comme elle avait raison !!

  18. gisele dit:

    bonjour marie pier contente de vous lire , en ce moment , en vieiilissant on va à l’essentiel vers son moi intérieur et la spiritualité, on se raccroche à quelque chose, on réfléchit au bilan de sa vie ,on vit mon compagnon et moi au jour le jour ,des aides extérieures, des auxiliaires de vie viennent nous aider et je suis heureuse car je peux communiquer avec elles et c’est un bonheur , il faut accepter ses défaillances et accepter ce qui est , on est que des humains et depuis je vais mieux , la santé aussi ,je me laisse vivre davantage et j’ai mis en place la livraison des courses à domicile ,je me suis libérée de plusieurs tâches et j’ai plus de temps pour m’occuper de moi j’aime cette phrase  » ne pas se considérer comme un enfant à éduquer mais comme un trésor à honorer », je soigne mon compagnon avec mes auxiliaires de vie et je me sens apaisée , quel cheminement!!bon WE BISOUS AFFECTUEUX

  19. villemot isabelle dit:

    Bonjour Marie Pierre,
    c’est avec joie que je te retrouve dans tes écrits après le cours de magie que j’ai suivi avec toi jusqu en avril dernier.
    tes mots révèlent ce que je viens de vivre ces derniers semaines : j’ai été dans un très bon environnement pour moi au mois d’aout entourée d’enfants, de rire de partage , dans un univers familial et tranquille. je me suis sentie comme un poisson dans l’eau.
    et puis je suis rentrée chez moi seule et depuis une semaine je vis un etat de malaise qui ne me quitte pas. je pensais rebondir sur cette expérience pour être nourrie et me sentir bien et en fait c’est comme si cette expérience m’avait montré ce dont j’ai besoin et qui me va bien mais que je ne m’autorise pas à vivre !
    comme un refus de mes besoins vitaux avec comme beaux prétextes de devoir être bien seule ….alors je crois que la souffrance que je suis entrain de ressentir mets l’accent sur ce décalage important .
    j’ai eu tellement l’impression de me perdre avec les autres avant que j’ai beaucoup travaillé sur moi pour mieux revenir à mon centre …pendant ce voyage j’an ai perdu aussi une part de mon essence qui est le lien à l’amour et aux relations qui est essentiel. le terrain est devenu aride.
    alors remettre la joie simple des rencontres et aimer tous les aspects me semble un beau chemin d’équilibre.
    merci à toi

    Isabelle

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