Comment être un bon perfectionniste

Il ne s’agit pas de baisser la barre. Il ne s’agit pas de renoncer à la beauté de nos idéaux. Il ne s’agit pas de succomber à l’appel de la médiocrité.

Il s’agit de savoir quand le faire.

Il y a des moments où viser le sublime et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour l’atteindre est adéquat.

Si l’on pratique un art et que l’on aspire à créer une œuvre magique, que ce soit pour notre satisfaction personnelle ou pour pouvoir la vendre et vivre de notre passion, par exemple. Ou si l’on exprime quelque chose de très délicat. Ou si l’on est neurochirurgien et que l’on opère un cerveau. ;-)

Parfois, mettre la barre très haut vaut le coup, et la quantité d’énergie que l’on investit pour passer de 80 % à 95 % nous sera rendue au centuple. Car c’est souvent ce petit 15 % qui fera toute la différence.

Et parfois, c’est tout le contraire… On doit commencer par baisser la barre si l’on veut se mettre en action et pouvoir ensuite la rehausser. Car la seule façon de se lancer dans quelque chose de nouveau est d’accepter de le faire malhabilement… C’est ça ou rien du tout, et se demander plus ne ferait que nous paralyser.

Aussi, il y a des périodes plus troubles pendant lesquelles 80 % est le maximum qu’on peut donner, et c’est «parfait» dans le contexte général de notre vie.

Oh, et il y a des moments où le 15 % de plus n’est simplement pas nécessaire et ne vaut pas l’investissement.

En fin de compte, ce n’est pas de toujours viser le sommet de l’excellence… Ce n’est pas d’investir tout notre cœur et toute notre âme, tout le temps… C’est simplement de rester branché à notre intuition et de savoir reconnaître les moments où c’est important.

Voilà comment être un bon perfectionniste. ;-)

Bon mardi!

xx

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12 réflexions au sujet de “Comment être un bon perfectionniste

  1. Michel dit:

    Je tarde à être un bon perfectionniste et ce n’est pas par manque de pratique !
    Méticuleux à l’extrême . Ce qui m’a valu des crises d’angoisse et des dépressions qui me mènent à cette vulnérabilité que j’apprécie . Je me suis brûlé à être sur le « piton » ; mais c’est terminé maintenant . Je laisse les choses arriver tel quel et c’est bien ainsi ; pas parfait , mais très bien ainsi .

  2. Philippe dit:

    Marie, je ne partage pas cette vision.
    Je suis convaincu que chacun et chacune donne toujours le meilleur de lui-même à l’instant « I ».
    La différence entre les uns et les autres se situe au niveau de « j’en veux plus » ou « cela suffit » ou « à quoi bon » ou « je m’en fous » ou « j’accepte » ou « rien » ou…
    La différence réside dans la façon dont chacun s’appréhende, appréhende « l’autour de soi », appréhende « son avenir » ou « son présent », voire « son passé ».
    Et je suis loin d’être certain que le mieux est le « toujours plus » même si je serais plutôt de ce type là. Avec le temps, les expériences et les réflexions, il me semble que j’équilibre doucement mes différents désirs de perfectionnisme. Un exemple vaut mieux que de longs discours: « A quoi bon mon perfectionnisme professionnel si il tue ma santé, mon couple, ma famille? ».

    Très cordialement

    Philippe

  3. barbara dit:

    Bonjour à tous

    Ce que je trouve intéressant dans notre souci du perfectionnisme ou notre m’en foutisme, c’est l’émotion qui se cache derrière et c’est ce qui est derrière ce besoin de plus ou de moins qui est à observer. Comme tout extrême, il reste des traces qui nous sapent.

    Qu’est ce qui fait que je veuille tout gérer à la perfection ? (et souvent c’est à la fois à la maison, au travail, dans mon couple ….) et qu’est ce qui fait que je renonce avant même d’avoir commencé ?

    Je partage l’idée de savoir doser et de mettre le bon effort au bon moment pour le bon acte, c’est ni trop, ni trop peu. Après nul n’étant parfait chacun trouvera le rythme

    belle journée à tous

  4. Sylvie-Anne dit:

    Je ne suis ni perfectionniste, ni méticuleuse, ni minutieuse! J’aime tout simplement le beau, le bon et le bien! je ne souhaite jamais le meilleur! Et je dois dire que je m’en porte très bien! il fut pourtant un temps, lointain, ou je m’évertuais a atteindre la perfection, et je me suis vite rendue compte que ce n’était que pour les autres que je le faisais! A quoi bon!

  5. sylvie dit:

    merci Marie c’est très à propos car combien de personnes embarquent dans ce cercle vicieux de la sacro performance de la perfection …Nourriture parfaite, décoration parfaite ,petit couple parfait,corps parfait dents parfaites, enfants parfaits…sans couleur sans saveur qui ne nous ressemblent pas mais qui demandent des efforts insurmontables^pour atteindre tous ses objectifs ..Y aurait-il corrolation avec la prise d’anti-dépresseur et de somnifère?

  6. gisele dit:

    bonjour
    Marie Pier, à chaque jour suffit sa peine et se réaliser par de petits objectifs à atteindre sinon je ne sais pas si on arriverait à atteindre l’étoile un jour ,faire bien ce qu’on entreprend bonne journée

  7. Anne-claire dit:

    Le titre du billet du jour m’a grandement interpellée, car je sens que ce que certains qualifient chez moi de perfectionnisme me pourri la vie. J’aime simplement que les choses soient « bien faites ». Et je ne suis pas sûre d’être perfectionniste comme on me le dit, car j’accepte les imperfections, et je fais beaucoup de choses « à peu près ».

    Mais au boulot, j’ai une certaine exigence, et surtout je vis très mal d’être associée à la médiocrité des autres qui – d’après mes critères – font les choses n’importe comment et sans réfléchir. Comment faire la paix avec ça, et vivre tranquillement l’insuffisance de ceux qui m’entourent… ?? (quand je dis « ceux », ce n’est pas un terme englobant tout le monde, j’ai heureusement certains collègues dont j’apprécie énormément la qualité de travail, mais ils sont si peu nombreux !)

  8. Dehouck Martine dit:

    Bonjour à tous
    Merci d’aborder ce sujet du perfectionnisme dont on m’a souvent taxée .Et tout en reconnaissant que j’aime faire les choses au mieux ,je me disais que je ne cherchais pas l’absolu parfait mais seulement « mon mieux possible »,ce qui me satisfait .Et tant pis pour les critiques des autres !
    Finalement chaque commentaire ci-dessus, avec ses propres mots ,évoque la même chose : le discernement circonstantiel .Et je reconnais que « mon mieux possible  » peut n’être pas pertinent parfois ,au vu de l’énergie, et du temps que j’y passe ,face au résultat escompté .
    Bonne journée *
    Martine

  9. Xavier dit:

    C’est un vaste sujet que celui de se poser la question : suis-je perfectionniste ? Et à quel degré si je m’évalue personnellement ? Et corollaire : est-ce que j’ai tendance dans tous les domaine de ma vie professionnelle et affective, de mettre souvent la barre très haute pour moi-même et pour autrui avec qui je suis en relation… ? C’est observé de témoignages nombreux que certaines personnes ont une forte tendance à fonctionner dans le scénario de Perfection, jusque parfois de façon pathologique et alors source de souffrances pour elles et leur proches intimes ou/et dans leur milieu professionnel…
    je suggère entre autres de découvrir un livre que personnellement j’ai lu, relu et relu pour m’en imprégner né de l’expérience incontestable de Christophe André : « Imparfait, Libre et Heureux- Pratiques de l’estime de soi » .
    Je crois vraiment au présupposé que là ici-maintenant où en est toute personne, avec son vécu, qu’elle fait au mieux… Cela ne signifie pas renoncer à progresser dans certains domaines de notre vie.
    J’ajoute personnellement qu’en tant que prof encore inexpérimenté j’ai pu passer des heures à préparer un cours et TD-TP associés que je croyais parfait et alors…, le feedback de mes élèves, de mes étudiants, de mes auditeurs adultes me montraient que ça passait peu de l’apprentissage que je désirais transmettre… Il m’a fallu comprendre que ce sont mes ressources acquises et ma capacité d’adaptation à une classe d’élève, d’auditeurs, qui avec seulement un canevas donnait les meilleurs résultats… J’ai compris alors que je suis en apprentissages…, Apprenti…. Sage jusque la fin de ma vie terrestre.

    1. barbara dit:

      Intéressant Xavier. Je suis prof de yoga et même et surtout peut être dans ce domaine, je m’aperçois que les cours que je n’ai absolument pas préparés mais que je crée dans l’instant sont sans doute les meilleurs. Alors quid de la perfection voulue par notre tête ? Ca ferait presque rire aux éclats. Merci notre coeur

  10. Evelyne dit:

    Bonjour et merci pour votre texte simple et efficace. J’ai, cette part de perfectionnisme qui peut parfois m’embarasser voir me bloquer dans mes actions. Avec cette simple rėflexion on adapte nos exigences au besoin du moment et c’est « parfait »comme ça. Belle journée

  11. Jean-Pierre Gagnon dit:

    Si « ma vie » est soumise à la Vie, pourquoi m’inquiéter ? Le perfectionnisme ? Je regarde en arrière, les années écoulées, les expériences du passé, comment les ai-je vécues ? En perfection. Qu’est-ce à dire ? Au moment où une décision est prise, un geste est posé, qui prend la décision, qui pose le geste ? L’absolu, le divin, l’être suprême, le grand pédagogue ou le Soi en soi, de tout temps manifesté, est le seul responsable de sa création. Tout en tout. La clé, c’est l’abandon.

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