Mange, Prie, Saigne

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Nous devons devenir si seul, si complètement seul, que nous nous retirons dans notre être le plus profond. C’est un chemin de souffrance amère. Mais ensuite, notre solitude est surmontée, nous ne sommes plus seuls, car nous découvrons que notre moi profond est l’esprit, qu’il est Dieu, l’indivisible. Et soudainement, nous nous retrouvons au milieu du monde, mais imperturbable devant sa multiplicité, car nous savons dans notre âme la plus profonde que nous sommes un avec tout - Hermann Hesse -

Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi Bali. Ce n’est pas à cause du climat; s’il ne s’agissait que de ça, j’aurais probablement opté pour la Californie. Ce n’est pas à cause du coût de la vie; la perspective de me faire masser à volonté était certainement alléchante (le tarif moyen est 11 $…), mais j’ai toujours une lourdeur dans le cœur quand je me fais dorloter par des personnes qui n’ont pas les mêmes privilèges que moi. Et ce n’est pas à cause de Mange, Prie, Aime, non plus; si c’était cela, j’y serais probablement allée après avoir lu le livre, il y a dix ans.

Donc non, je ne sais pas pourquoi j’ai choisi Bali. Je savais juste que je me sentais appelée ici. J’ai regardé la carte du monde à quelques reprises, et j’ai envisagé d’autres options, mais quelque chose me ramenait toujours à cette petite île.

Ce voyage était particulièrement significatif, pour moi. Je me remets depuis quelque temps d’une période très difficile – plus spécifiquement, d’une relation amoureuse qui m’a réduite en purée. Ce séjour représentait donc la cerise sur le gâteau de ma guérison. Je sentais une vie fraîche et nouvelle qui prenait forme, et une nouvelle version de moi qui commençait à émerger. Bali allait être le terrain neutre et fertile où la boucle de ma renaissance allait se boucler!

La préparation de mon séjour a été magique. J’étais dans un état de grâce du début à la fin. Pour couronner le tout, trois chaleureuses matin-magiciennes sont venues me saluer à l’aéroport de Montréal, puis une autre à l’aéroport de Doha, au Qatar, où j’avais une escale. Que du bonheur! Je me sentais guidée, aimée par la vie. Tout au long, on aurait dit que j’étais portée par des mains invisibles.

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Le 1er novembre, après 36 heures de déplacement, je suis arrivée ici. Et, mes chers amis, les mains invisibles m’ont échappée. Du moins, c’est l’impression que j’ai eue. Bon, pour commencer, les lieux n’étaient pas comme je les avais imaginés. Les rizières comme celle devant laquelle je suis photographiée sont magnifiques, bien sûr, mais ce que je voyais autour de moi ressemblait plus à la photo de gauche. Lors de ma première sortie, je me suis sentie tellement accablée par le bruit et la pollution que j’ai commencé à saigner du nez sur le trottoir. Charmante façon de «baptiser» le territoire! Mais surtout, surtout… C’est difficile à expliquer, mais j’ai été soudainement habitée d’un profond sentiment de solitude. Pas une simple solitude sociale – j’ai visité bien des pays en solo sans jamais connaître ce phénomène. Non, c’était plus profond… une sorte de solitude spirituelle, si je peux dire. C’était comme si mon âme m’avait désertée. J’étais vide, déconnectée, et dans un état d’anxiété constant.

Hmm. Ce n’est pas ce que j’avais prévu. Je venais ici pour compléter ma guérison, non pas pour la bousiller. Et maintenant, tout le bel élan que j’avais était non seulement parti, mais à son point le plus bas.

Je ne sais pas si vous vous reconnaissez ici… Sans avoir vécu la même chose, peut-être avez-vous également eu le sentiment de «régresser», ou d’être tombé de haut, récemment. Ou peut-être vous sentez-vous simplement un peu inconfortable et désorienté. Comme vous le savez, la question qu’on se pose dans ce genre de situation est : que faire?

En ce qui me concerne, j’aurais pu partir… l’Australie est juste à côté. Ou j’aurais pu passer des heures sur Skype, chaque jour, pour parler avec mes proches et couvrir artificiellement mon mal-être. J’aurais pu vivre dans ma tête, et m’y créer un bel univers fantastique… être à moitié ici, à moitié dans mes projets d’avenir et mes fantaisies. Oh, et de cet espace imaginaire, j’aurais pu me lancer dans Matin Magique comme j’avais prévu le faire, mais explorer des thèmes dont je me sentais déconnectée, étant encore trop dans le cœur de l’expérience que je vivais pour en parler. Ça aurait été sans âme, bien sûr, une version remâchée de ce que j’ai déjà écrit.

Voici plutôt ce que j’ai fait : je me suis pincé le nez, et j’ai sauté. Oui, après quelques hésitations, j’ai choisi de plonger complètement dans le mal-être qui m’habitait. Car voyez-vous, aussi désagréable soit-elle, cette solitude me fascinait… elle m’attirait. Je voulais vraiment voir ce qui se cachait en-dessous. Tout comme je m’étais sentie appelée à aller à Bali, je me sentais appelée à aller jusqu’au bout, jusqu’au fond de celle-ci

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Plonger dans l’inconfort n’est pas l’option populaire. Oh, dans la littérature, ça nous apparaît toujours empreint de beauté et de poésie… comme dans Mange, Prie, Aime, justement, l’auteure se rend dans un ashram en Inde, avant d’aller à Bali, et on est tellement inspiré lorsqu’elle regarde ses démons intérieurs bien en face. La transformation qu’elle vit est douloureuse, mais ça nous semble magique et attirant, comme lecteur. Cela dit, lorsqu’il est question de nos propres petits démons, c’est généralement «sauve qui peut!»… On court dans l’autre direction. À nos yeux, tout malaise est une invitation à être plus «positif», à se tourner vers l’avant. Prendre soin de soi, c’est faire ce qui nous procure du plaisir ou du confort, n’est-ce pas?

Ma première réaction est également de chercher le confort à tout prix. Je ne sais pas s’il est possible d’aimer le bien-être plus que moi. Cela dit, il y a une pensée qui m’habite très profondément et qui tend à guider mes choix : si on perd quelque chose, c’est parce qu’on ne l’a jamais vraiment eu en partant. Ou parce que c’était appuyé sur une fragile fondation… Ou parce que ce n’était qu’une imitation. Ce qui fait vraiment partie de nous, rien ne peut nous l’enlever. Ainsi, dans ces moments où j’ai le sentiment de perdre mon bonheur ou mon amour ou mon sentiment de sécurité, il y a une partie de moi qui voudrait s’y accrocher, bien sûr, et combattre le mouvement d’affaissement… mais parallèlement, je peux sentir mon être profond qui m’invite à tout laisser aller, sans résister. À aller jusqu’au bout de la perte et de l’émotion. Car lorsqu’on vit ces moments avec un cœur ouvert, sans se rigidifier, ce qu’on découvre est toujours infiniment plus précieux que ce qui nous est enlevé. Laisser aller l’imitation ou le substitut fait de la place pour la vérité.

La vie est déjà assez difficile en soi sans se lancer dans des souffrances additionnelles, bien sûr. Cela dit, la majeure partie de la douleur qu’on ressent n’est pas «nouvelle»… Elle était déjà là, cachée. Et la vie la réactive pour qu’elle puisse être guérie. Vous avez certainement déjà remarqué que certains événements réveillent un mal-être profond et disproportionné que vous ne comprenez pas. Comme pour ma part, quand j’avais le cœur tordu de chagrin, en vivant les nombreuses épreuves que la relation évoquée plus haut m’a fait traverser, je pouvais sentir qu’une grande partie de ma douleur était en fait une vieille détresse, profondément enfouie, qui remontait enfin à la surface pour être nettoyée. C’est un peu comme lorsqu’on fait du yoga : la tension qu’on sent dans notre hanche en faisant la posture du pigeon était déjà là, avant, même si on ne la sentait pas autant. Et si on a le courage de la rencontrer, de se détendre en elle et de respirer profondément, un blocage sera dégagé et on sera par la suite un peu plus léger.

Courir vers la douleur n’est certainement pas plus sage que de la fuir – personne ne passerait une journée entière dans la posture du pigeon. Et on sait que rester accroché à la souffrance et à la négativité n’est pas plus constructif que de l’étouffer. Mais il y a un temps pour tout… Et parfois, si on est à l’écoute, on saura que le moment est arrivé de «mourir» pour pouvoir mieux émerger. Ce n’est pas que le bonheur devient alors moins important… Non, c’est juste qu’à ces moments, le chemin le plus court vers un bonheur réel et profond est de mettre la noirceur en lumière, afin qu’elle puisse être transmutée. Si on veut une renaissance, eh bien, techniquement il doit y avoir une fin et un petit deuil avant. C’est une partie tout aussi essentielle du cycle.

Voilà ce que je vous invite à explorer avec moi. Si vous vivez des lourdeurs ou de l’inconfort, peut-être êtes-vous simplement appelé à changer les circonstances qui les ont causés, rien de plus compliqué. Mais peut-être avez-vous là une invitation sacrée… Celle de laisser aller les vieilles couches de tristesse qui se sont durcies et qui empêchent la joie de circuler. Celle de briser en morceaux, pour pouvoir enfin choisir ceux que vous voulez garder. Celle de dégager un peu d’espace pour que votre véritable essence puisse émerger, moment par moment. Et je sais, cette solitude peut nous donner l’impression que la vie nous a abandonné. Mais je dirais, au contraire, qu’elle nous aime passionnément. Et quoi qu’on en pense, elle ne nous échappe jamais… elle nous donne simplement l’occasion de voler.

Bon lundi! À demain.

xox

signature marie


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32 réflexions au sujet de “Mange, Prie, Saigne

  1. Steph dit:

    Oui mais pratiquement on fait comment ? Qu’avez-vous fait ? Comment se confronter à ses démons dans la vie quotidienne ?

    1. Marie-Pier Charron dit:

      L’expérience m’a apprise qu’on s’en libère en les accueillant, tout simplement. On tend à réprimer et à étouffer cette énergie, souvent sans le réaliser… et ça l’empêche de circuler, et donc de s’en aller. xx

      1. Sylvie dit:

        Je tente de me liberer d’une rupture amoureuse la peine hante mes jours mes nuits ll me j’essais d’être dans l’action mais dès que je m’arrête le coeur me fait mal je suis plus moi meme je pleure ma vie vide cette
        peine cette perte tristesse me tue
        lentement je ne me reconnais plus

        1. Je comprends! dit:

          Je comprends! Courage! Ça va aller!

        2. Gill dit:

          Bonjour Sylvie,

          Je suis moi aussi en peine d’amour et je pleurais, je pleurais . Et il y a une dizaine de jours, j’ai lu cette phrase dans je ne sais plus quel livre : tu ne t’es pas fait congédiée,
          c’est Dieu qui t’a libérée !
          Depuis que j’ai lu cette phrase, je suis plus sereine et confiante que cette rupture est plus une opportunité qu’un drame ! D’ailleurs j’ai focusé sur tous les éléments négatifs de cette relation au lieu de faire le contraire (c’est ce qu’on fait tous, on ne se rappelle que les beaux moments même s’ils ont été rares, et on a l’impression qu’on est passée
          à côté de quelque chose ….) et alors je sens de plus en plus de soulagement que cette relation se soit arrêtée . Et je vois plus clairement la bénédiction …..mais effectivement, au début, je me suis laissé pleurer et j’ai accepté l’impression d’être malade ! Maintenant je suis en convalescence …..et j’espère de nouveau un avenir amoureux plus aligné ….

    2. Brigitte dit:

      Merci profondément Marie-Pier ! J’avais besoin de lire tes mots. J’avais besoin de les sentir. Sentir cette vérité qui pousse en moi que je fuis. Me repositionné en ce lieu essentiel. Merci encore et Merci à la vie d’avoir mis sur mon chemin ton témoignage.

      1. Marie-Pier Charron dit:

        Ravie que ça t’ait touchée, Brigitte. xx

  2. Céline dit:

    Marie Pier
    Tu es tout à fait une super femme remplie de forces et de nombreuses possibilités en toi. Tu as sûrement beaucoup de profonde tristesse à laisser aller . Le départ de Pacha, la maladie injuste de ta maman, et cette difficile relation . Plusieurs deuils sans oublier tes décisions de déménager.
    Beaucoup pour une seule personne sensible et illuminée . Une minute à la fois comme tu nous enseigne depuis plusieurs années. Ici et maintenant tu sais que la lumière gagne toujours sur la noirceur. Une matin
    magicienne qui est toujours près de toi

    Xoxo

  3. Sylvie dit:

    Pour répondre à Steph, je me suis toujours posé cette question. C’est beau les images, mais en pratique, on fait comment? Donc après quelques années de recherches, j’ai compris que la meilleure façon pour moi de faire face à mes démons était de lire sur les peurs et les comportements humains. Je peux suggérer 2 auteurs bien connues: soit Lise Bourbeau qui a écrit de nombreux livres dont les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même et La guérison des 5 blessures. Également je suggère Shakti Gawain avec le guide des relations. Il faut par contre être prêt à s’avouer nos propres comportements et ainsi on se redécouvre. Bien important: Ne JAMAIS se sentir coupable pour nos comportements. S’accepter et se pardonner est la clé. Bonne découverte!

  4. Pruneau Sylvie dit:

    Je comprends ce que tu écris, je l’ai vécu. Merci de l’avoir partagé. Je me sens proche de toi sans jamais t’avoir rencontré en réel. Merci de ton authenticité. Bravo et bon voyage!

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Contente de te lire, Sylvie. xx

  5. Marilyn dit:

    Chère Marie-Pier
    Ce texte me parle beaucoup, d’autant plus que je vis moi-même une séparation qui m’a brisé le coeur en mille miettes. Je compte vivre pleinement cette solitude, et j’ai hâte de lire la suite de ton voyage à Bali. J’ai lu moi aussi Mange, prie, aime et je suis tombée en amour avec la plume de Elisabeth Gilbert. J’adore ce qu’elle écrit et ce que tu publie est dans la même essence qu’elle. Je suis très contente de t’avoir découverte il y a plusieurs années et je continue à te lire fidèlement. Bon repos et je t’accompagne en pensée dans cette aventure.

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Je suis contente de te lire, Marilyn. Bonne guérison… ❤️

  6. Yvan dit:

    Touchant. Fortifiant. Merci de partager de si belles réflexions. Namaste

  7. Ador67 dit:

    MP, merci de ta réflexion de ce matin. Tu m’as fait comprendre des choses. Comme pourquoi quand je suis bien avancée dans un processus, je fais volte-face et change d’idée et reviens au point de départ. La raison est la même que celle que tu as ressenti en arrivant à Bali, je me sentais seule et pas à ma place, donc je revenais sur ma décision et mes pas… pour le regretter ensuite. Ton message de ce matin m’a fait réaliser que contrairement à toi je n’ai pas pu aller de l’avant à cause de l’inconfort de certaines situations. Je n’avais pas vu pourquoi je reculais. Peut-être la prochaine fois pourrais-je continuer mon chemin et vaincre mon mal d’être. Si tu pouvais dire comment tu as fait, je t’en serais bien reconnaissante. Bonne journée!

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Il m’arrive aussi bien souvent de reculer et de revenir au point de départ. :-) C’est totalement humain.

      Et si j’ai continué cette fois, c’est justement car, comme toi, j’ai essayé toutes les autres « recettes » (reculer, fuir, etc) et ça n’a jamais fonctionné. :-)

  8. Dale dit:

    Ah oui, Marie-Pier.
    C’est exactement ça. Tu écris, je lis, et je revis. Moi aussi, j’ai passé plusieurs épreuves très difficiles. C’est important de laisser la peine nous envelopper pour ensuite pouvoir la laisser repartir. Oui, elle revient nous visiter mais chaque fois, elle est différente, atténuée, même, d’une drôle de façon, réconfortante.

    Profite de ton séjour à Bali – j’ai fait de même en Toscane en septembre dernier!

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Merci chère Dale! C’est bon de te lire. :-)

      C’est drôle, car je viens d’aller lire un message d’Adam Cohen sur Facebook, concernant le décès de son père, et ça adonne que j’ai vu un commentaire de toi! Le monde est petit. :)

      xx

  9. Isabelle dit:

    MERCI!! Mon coeur, mon âme, mon esprit dans leur entièreté vibrent à chaque mots et émotions lus et ressentis! Tu as mus des mits à mon état depuis quelques semaines!!!! Merci!!! xxx

  10. brigitte dit:

    chouette ce positivisme lucide ! et très généreux de prendre le temps de partager si longuement !

  11. Manon Lamoureux dit:

    Merci Marie-Pier de partager un pan de ta vie. Ce que je lis c’est l’histoire d’une personne saine et connectée. Je vis effectivement qq chose de difficile, je dois laisser aller en sachant que je puisse perdre mes 2 petites-filles… Alors tu me donnes le courage d’affronter mon mal être. Bon voyage !!!

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Bon courage chère Manon. xx

  12. barland myriam dit:

    CHéRE marie_pierre: comme, je te comprends. Moi aussi, je suis passée par_là_ pendant 12 ans, je me suis cherchéeet il a fallu comme toi, d’abord comprendre puis accepter.Ce fut douloureux, plusieurs opérations, des doutes, des désespoirscar oui , on se sent seul(e),ensuite avec l’acceptation de ce que je suis est venue la délivrance , la joie, l’amour qui nous transporte puis tout a recommencé pour mon mari – que je guide et accompagne_ lui aussi s’est enfin trouvé et accepté douleur_ encore pour moi qui devait tout supporter( ses grosses colères, ses peurs) mais je voulais vraiment l’aider car après c’est merveilleux, une renaissance .Et je dois dire que sans tes messages -qui arrivaient au bon moment( il n’y a pas de hasard), j’aurai moins avancer vite..Maintenant, c’est ma fille qui se cherche( 18 ans).Il faut croire en soi et en la vie et ne jamais capituler. Accepter, s’accepter et donner de l’amour, s’aimer aussi.merci pour tout et courage, tu vas y arriver.bises.

  13. colette yvon dit:

    Je ne suis pas etonnee de lexperience que tu vis en ce moment , Chere Marie ,, lorsque je lisais tes messages precedents ,, je percevais que ton ame , si ancienne, et si jeune,,, explorait un territoire ,et laissait dans l ombre des espaces de ce territoire,,,
    tu ecris le mot ,,, solitude ,,, je suis moi meme une ame qui est en recherche dans ce territoire de solitude ,,

    en premier lieu , chere Marie ,,je salue ton courage ,,, oui,, tu as suivi l appel de ton ame qui t a conduit ,, dans un pays lointain,, ou tu nas pas de reperes ,,, et la partie de toi qui aurait pu etre effrayee par un tel exil,, tu as su ne pas l ecouter ,, et te voila maintenant a Bali ,,

    je continue mon message en reagissant au message que tu as ecrit , ce matin,,,

    je te dis toute mon admiration ,,,

  14. Guylaine dit:

    une sorte de solitude spirituelle, si je peux dire. C’était comme si mon âme m’avait désertée. J’étais vide, déconnectée, et dans un état d’anxiété constant… ce que tu décris, je l’ai vécu en 2008 ne sachant plus que faire avec mon mal-être après plusieurs épreuves, deuils et avec une santé qui devenais de plus en plus fragile, je suis aller a un domaine en plein bois, dans un petit chalet sans eau, sans électricité, manger végétarien, qui étais une première pour moi et faire face a la vrai solitude, sans parler a personne puisque la règle d’or étais le silence…Oh combien difficile les première journées mais sans envie de fuir, je savais que j’étais au bon endroit et qu’il étais temps pour moi d’aller en profondeur même si tout cela me faisait peur… mes journées étais de m’occuper de l’essentiel, chauffer le poele a bois et l’entretenir, me préparer a manger et écrire…cette solitude qui m’a permis de me retrouver, de faire la paix avec moi-même et de me libérer…aujourd’hui je fais face a la maladie qui se dégrade de plus en plus et j’ai des deuils a faire mais ton texte me rappel, de garder espoir et que tout passe…. Merci a toi d’être authentique

  15. Fabienne dit:

    Bonjour Marie Pier, je comprends ce que tu écrit d’autant plus que je traverse cette période depuis la mort récente de mon compagnon de 11 ans, mon chat, mon ami… Son départ à soulevé tellement de choses! Cela a mis en évidence mon angoisse face à la perte, face à la mort, celle de ceux que j’aime et la mienne. Elle a fait surgir le manque affectif, la peur de vieillir, le sentiment d’abandon, le manque de soutien de certain de mes proches, la solitude, le sentiment d’insécurité… Bien sur je tache d’accueillir tout ça du mieux que je peux, malgré l’angoisse que cela soulève en moi, malgré la résistance que je sens en moi à laisser aller… Merci pour ce texte, il me donne l’espoir qu’un trésor m’attends sur ce chemin et de tout mon cœur j’espère bien le découvrir!

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Je suis avec toi de tout coeur Fabienne. Et je trouve magnifique que tu accueilles tout ce que tu vis avec une telle ouverture.

      (Crois-le ou non, mais un chat a commencé à miauler derrière moi en t’écrivant. C’est la première fois que j’entends un chat miauler depuis que je suis à Bali.)

      1. Fabienne dit:

        Merci Marie Pier, quelle belle « coïncidence » que ce chat se mette à miauler, Merlin, mon chat était très « bavard » et miaulait souvent pour communiquer, peut-être que son esprit est allé faire un tour à Bali… :)
        Très belle journée à toi!

        1. Fabienne dit:

          Après avoir lu ton message et y avoir répondu, cette coïncidence m’a interrogée et pendant une méditation sur le lâcher prise que j’ai fait juste après, des sensations, des mots que j’ai partagé avec mon ami Merlin au moment de nous séparer, me sont revenu en mémoire et un sentiment s’est posé en moi, évident : Je sens que ce chat qui miaulait prés de toi au moment où tu m’écrivait était une façon pour l’univers de me dire : « Quoi qu’il arrive, l’esprit de ceux que l’on aime est toujours en contact avec nous et de bien des façons…! »
          Merci Marie Pier d’avoir été ce messager qui viens recréer à nouveau ce lien spirituel qui ne se rompe jamais avec nos proches, mais que la douleur et la grosse colère que j’avais de ne plus pouvoir communiquer avec mon ami physiquement m’avait fait perdre… Si tu savais combien mon cœur se sent plus léger!
          Bien à toi <3

  16. Marie-Paule dit:

    Y -a-t-il un truc pour libérer les émotions douloureuses qu’une pièce de musique provoque en moi, chaque fois que je l’entends….? Je sens une profonde tristesse chaque fois que j’écoute certains airs musicaux…..Alors….
    Merci! Bonne journée!

  17. gagnon jacques dit:

    bonjours Marie je te lis tous les jours je me rappelle ma jeunesse quand j etait adolésants tous les projets qui s offrais a moi aujourduit avec toute expérience de la vie je vit un jours a la fois merci de t est messages d encouragements bonne semaine Jacques

  18. CLAIRE dit:

    Merci pour ce texte qui fait échos en moi ,courage de plonger dans l’expérience et d’en sortir plus forte . parfois il faut rester pour le vivre mais parfois il faut avoir aussi l’impulsion de partir. Je me souviens ,il y a des années , je me suis retrouvée en vacances au pays basque en France ,avec un petit groupe de personnes que je ne connaissais pas ,nous partagions la même maison mais rien d’autre! mon malaise ,au bout de quelques jours ,était tel que j’ai décidé de partir dans un autre lieu de vacances près de Grenoble (et je ne suis pas une aventurière voyageuse) et là dans ce nouveau lieu ,j’ai passé une des plus belles vacances de ma vie (j’avais 20ans) J’étais contente et fière de mon courage d’avoir fait le bon choix ,évidemment les distances ne sont pas les mèmes entre Bali et l’Australie mais l’intuition m’avait guidée ailleurs!

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