Jouer avec le feu

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Si vous me demandez ce que je viens faire en ce monde, moi artiste, je vous répondrai : « Je viens vivre tout - Émile Zola -

(Peut-être aimeriez-vous écouter la version audio du message plutôt que de le lire à l’écran? Vous n’avez qu’à cliquer ici pour la télécharger.)

 

Marik était secrètement amoureuse de son meilleur ami Tino (l’histoire est vraie, mais les noms sont fictifs…). Ils se connaissaient depuis plusieurs années, et les membres de leurs familles respectives étaient convaincus qu’ils finiraient par se marier, tellement ils semblaient faits l’un pour l’autre. Marik se sentait «chez elle» avec lui… Il était son homme idéal – en fait, il était la seule personne avec qui elle pouvait s’imaginer passer le reste de sa vie. Cela dit, elle n’avait jamais partagé exprimé ses sentiments. Il lui avait ouvert quelques portes subtilement, mais elle n’avait pas osé saisir l’occasion. Elle se disait que ce serait mieux d’attendre un peu… Un jour, tout allait se déployer naturellement sans qu’elle ait à dire ou à faire quoi que ce soit.

Il y a un an et demi, ils se sont finalement retrouvés à l’église. Sauf que c’était pour célébrer le mariage de Tino avec une autre femme, qu’il avait rencontrée quelques mois plus tôt.

Pourquoi ne lui a-t-elle pas dit? C’est la question qui nous brûle les lèvres, n’est-ce pas? Son silence semble tellement irrationnel.

En parlant avec Marik (tant qu’à choisir des noms fictifs, j’essaie d’être créative!), je sentais son regret, mais je voyais en même temps qu’elle était habitée d’une sorte de calme. Mais ce n’était pas le calme serein d’une personne qui a fait la paix avec la vie… C’était le calme mort d’une personne qui a renoncé à mordre dedans. Et j’ai compris : si elle n’avait rien dit, c’est parce qu’elle se protégeait de ce qu’elle voulait le plus au monde. Ou plus exactement, elle se protégeait de la possibilité de le perdre. Elle ne voulait pas que la relation commence, parce qu’elle ne voulait pas courir le risque qu’elle se termine. Elle gardait donc le meilleur pour plus tard, s’assurant ainsi de ne jamais avoir à faire face au pire. C’était trop précieux. Et tant que son rêve ne restait qu’un rêve, rien ne pouvait l’atteindre.

Pour elle, c’était son Tino. Mais pour vous, c’est quoi?

Aller vers ce qu’on veut vraiment, honorer des élans qui sont intensément proches de nous peut être incroyablement terrifiant. Oh, le problème n’est pas qu’on pourrait ne pas atteindre notre but… Non, le problème est qu’on pourrait l’atteindre. Parce que dès qu’on se permet d’avoir quelque chose, eh bien… on accepte implicitement la possibilité de le perdre. Ou de réaliser que ce n’est finalement pas aussi merveilleux qu’on le croyait. Si c’est quelque chose qui nous est peu cher, bah… ce n’est pas la fin du monde – on peut se permettre de le perdre, donc on peut se permettre de l’avoir. Mais si c’est un désir qui émerge du fin fond de notre âme, ça peut donner l’impression de jouer avec le feu… On pourrait tomber de très haut. Et perdre notre trésor nous semble plus douloureux et violent que de ne jamais l’avoir.

La tentation peut donc être forte de garder le meilleur pour plus tard, de protéger nos désirs les plus précieux dans un recoin caché de notre psyché. On peut choisir de vivre en marge de notre vérité et d’ériger des monuments autour de ce qui est plus ou moins important. C’est tellement facile de se vendre l’idée que notre but est impossible, qu’on n’est pas capable, qu’on est trop occupé, qu’on n’a simplement pas le goût, ou qu’il y aura un autre moment plus approprié, plus tard, où ça se fera naturellement. Oui, plus tard. On peut se créer une réalité très convenable, à une distance sécuritaire de nos aspirations profondes. Et on finit par vivre un peu engourdis, avec le vague sentiment de ne pas trop savoir ce qu’on veut… et un volcan qui bouillonne en dessous.

Personnellement, et contrairement à «Marik», je n’ai pas trop de difficulté à me rendre vulnérable sur le plan amoureux (en plus de l’histoire que j’ai évoquée récemment, j’ai déjà pris mon courage à deux mains et déclaré mon amour à un ami!), mais je ressens cette peur quand j’essaie de monter le niveau de joie et de gratitude que je me permets d’éprouver. Ou quand je pense à faire un premier pas vers une grande vision qui m’est vraiment chère. Ou à plus petite échelle, lorsque j’écris un texte sur un sujet qui vibre énormément et que je ressens comme étant particulièrement puissant. Je sens parfois une sorte de fébrilité qui me donne envie de le garder pour plus tard et de me consacrer à un thème moins «brûlant». C’est trop beau, trop fort, trop grand. Il y a trop à perdre, trop de déceptions possibles.

Donc oui, l’intensité fait peur. Être pleinement vivant fait peur… les enjeux deviennent bien réels et bien grands. Parfois, la simple perspective de partir sincèrement à la découverte de ce qui nous appelle et de vivre authentiquement peut nous donner l’impression de s’approcher d’un feu brûlant. Et c’est un peu cela… Mais plus on ose s’en approcher, plus on constate que ce feu qu’on craint tant n’est pas un feu qui tue, mais un feu qui donne vie. Et on découvre qu’en réalité, on peut se donner le meilleur maintenant, en toute sécurité, sans avoir peur qu’il ne nous soit enlevé. Parce que le meilleur n’est pas notre beau rêve majestueux du moment, mais la pulsion de vie, d’amour et de vérité qui nous pousse à se ranger de notre côté et à plonger dedans.

Bon lundi!

xox

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44 réflexions au sujet de “Jouer avec le feu

  1. Nelly dit:

    Merci Marie-Pier,
    Ce que vous dites est très intéressant.
    Pourtant, l’expérience prouve que lorsqu’on vit effectivement le moment et la pulsion, cela n’est pas forcément bénéfique et ne nous nourrit pas forcément de ce que nous sentons en réalité.
    Ou bien je suis un cas bizarre inadapté ?
    En tous cas, les sensations auxquelles nous invite le corps ne garantissent pas du tout la félicité qu’elles semblent promettre car l’autre en face n’est pas animé par les mêmes intentions et derrière ces aspects prometteurs se cachent souvent des véléités de pouvoir parfaitement opposées aux besoins de partage que laissent croire les sensations, justement !
    Bonne semaine.
    Nelly

    1. Diane dit:

      Bon matin,
      Encore une fois ce que tu écris vibre beaucoup à l’intérieur de moi.
      On désire souvent trės intensément et en même temps on a la peur de recevoir notre désir le plus cher.
      Merci de nous montrer la place que la peur prend dans nos vies !

      Bonne semaine!

      Diane XX Québec

  2. Solenne dit:

    Ne jamais pleurer ce qu’on a perdu mais plutôt remercier la vie d’avoir eu la chance de vivre une telle histoire ou d’avoir été aimé avec cette force( Sénèque).

  3. Annick dit:

    Merci Marie pour vos magnifiques partages.

  4. Monique dit:

    hello Marie-Pier…ma fille se prénomme Marik, (un de mes rayons de soleil) alors, ça m’a fait tout bizarre, de voir ce prénom ( surtout écrit pareil, vu que le prénom de la chanson, de J.Brel s’écrit Marieke), ce matin sur ton beau message…bonne journée. Bisous. Monique

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Salutations à Marik (et à vous). :)

  5. Nathalie dit:

    Depuis enfant j’écris. Des chansons, des bouts de texte, des lettres… les cachant et les empilant de-ci de-là. Quand la marmite chauffe un peu trop, seule la plume m’aide à y voir plus clair.
    Il y a trois ans, j’ai commencé à les regrouper. En les relisant, je découvris que certains entre eux étaient quelques peu prémonitoires. Persuadée d’écrire des histoires imaginaires, c’était la face cachée de mon couple qui ressortait. Il y eut un déclic, moi qui n’avais pas de rêve, j’en découvrais un, tapit aux fins fonds de mon âme. Et s’il n’était qu’une illusion ? Et si j’investissais tout ce temps pour finalement affronter l’échec, le refus, une porte que l’on vous claque au nez ? Comment prendre le risque de perdre son seul et unique rêve ? Face aux rêves, on constate parfois la profondeur abyssale du manque de confiance en soi et en la Vie.
    En octobre dernier, celle-ci m’a rattrapée. J’ai démissionné pour un autre poste. Au dernier moment l’emploi fût reporté de quelques semaines. J’avais deux mois devant moi. L’occasion ou jamais, je me lançais. Le sujet s’imposa, je partis à l’aventure, ignorant ce qui en sortirait. L’emploi disparu… restait ce manuscrit.
    Bizarrement la vie s’est suspendue depuis. Pas un emploi à l’horizon et des obstacles chronophages. Mon manuscrit a avancé malgré tout, 377 pages ce jour. J’en suis à la troisième relecture. Pour autant, j’ai l’impression de vivre un grand écart entre les angoisses et l’exaltation.
    J’ai choisi de donner une chance à mon rêve, j’ai choisi d’écrire. Jour après jour, je sculpte des idées, je sculpte des mots. Alors oui… « C’est trop beau, trop fort, trop grand. Il y a trop à perdre, trop de déceptions possibles ». Ce manuscrit est un corps à corps, avec moi-même, avec mes angoisses, mon besoin de sécurité, mon rêve, avec la réalité matérielle, avec la Vie… Qui l’emportera ?

  6. Pierre dit:

    Juste un petit coucou pour te dire comme je suis touché par tes « matins magiques »; j’ai l’impression que tu me parles directement de moi et je suis souvent très ému en te lisant, je me sens moins seul aussi en me sentant relié à cette petite communauté qui te lit régulièrement; je n’ai jamais répondu car je n’ai pas les mots pour répondre au niveau de ce que tu partages avec nous mais je t’envoie toute ma gratitude.
    Pierre

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Merci Pierre! xox

  7. de Chavigny dit:

    Mon maître mot:
    Prendre soin de soi.

  8. LEOBET MURIEL dit:

    Marie-Pier, ton message tombe à pic et vient nourrir mon intuition de ce matin, je te remercie d’apporter toujours cette profondeur juste qui donne du sens à toutes mes réflexions.
    Je t’embrasse

  9. Nathalie dit:

    Et si, tout simplement, leur destin n’était pas de se lié, maintenant ou jamais ? Je remarque aussi, dans cette histoire, que le garçon ne semble pas s’être déclaré clairement et totalement auprès d’elle !?! Cela dit, il y a une citation qui me fait particulièrement vibrer, la voici : « Tout ce qui doit arriver arrivera, quels que soient les efforts pour l’éviter. Tout ce qui ne doit pas arriver n’arrivera pas, quelques soient les efforts pour l’obtenir. – Ramana Maharshi

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Destin ou pas, la vie est forte et fluide, et elle rencontrera certainement quelqu’un d’autre (ou elle sera heureuse seule).

      Cela dit, pour moi, le « destin » agit à travers nous, à travers ces poussées profonds qui nous habitent — comme celle que la jeune femme avait eu toutes ces années sans l’exprimer. Et oui, si on leur dit non, il y aura toujours d’autres portes qui s’ouvriront… mais à moins qu’on choisisse de se faire confiance et de commencer à dire oui, ce qui nous amène à ne pas prendre la première porte nous fermera souvent aux autres.

  10. gisele dit:

    bonjour chère Marie Pier, jouer avec le feu me rappelle mon premier mariage, un désastre dont je garde encore les séquelles psychologiques et physiques après lequel j’ai débuté un diabète; après avoir travaillée mes études ,pendant lesquelles je ne suis pas sortie ,j’ai voulu me faire des amis et là j’ai rencontré un homme qui s’est montré attentionné envers moi , je lui faisais confiance, je lui ai donné tout mon amour ,on s’est marié au bout de 2 ans et est né un petit garçon de cette union ,cet homme m’a engourdi, piégé ,humiliée en revenant plutôt du travail j’ai retrouvé une femme dans mon lit, cela m’a fait très mal et il a décidé de ne plus travailler et de dépenser ma paie du mois ,j’ai voulu divorcer ,il ne voulait pas, et ça s’est très mal fini, il s’est suicidé, finalement j’ai eu à faire à un pervers narcissique qui m’a pourri la vie ,je pensais que tout le monde était gentil et bon , et j’en passe ,avant de m’engager j’aurais du réfléchir à 2 fois ,je me suis mise en danger toute seule , j’ai joué avec le feu , je n’étais pas assez préparée à la vie de relation, à la maison dans mon enfance, je n’avais pas d’amies car ma mère n’en voulait pas, bonne semaine marie pier bisous gisele

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Bonjour Gisèle,
      Je suis désolée de lire ça!

      Cela dit, tu as bien compris que dans le contexte du message, « jouer avec le feu » veut dire s’avouer ce qu’on veut vraiment et avoir le courage de s’en approcher. Non pas s’exposer pas se donner facilement à des gens qui n’ont pas encore gagné notre confiance. :-)

      xox

  11. NEVEUX Martine dit:

    A priori, Marik semblait connaître assez bien l’homme qui lui plaisait puisqu’ils étaient amis. A sa place, j’aurai exprimé mes sentiments. D’ailleurs cela m’est déjà arrivée de le faire. Il est vrai que cela n’est pas évident mais après avoir expérimenté le non-dit et expérimenté d’avouer mes sentiments, je choisis maintenant de parler. La première solution est terrible, je me souviens m’être sentie très mal pendant une longue période, d’avoir l’impression de me rétrécir intérieurement, d’avoir détruit en moi un élan de vie, de m’être auto saccagée. Oui c’était allez aussi loin que ça. Avouer nos sentiments, c’est se faire confiance et faire confiance aussi à l’autre quelque soit sa réponse. C’est donner un élan au plus beau de ce qui nous habite. C’est se donner une chance, c’est croire en la vie et dans le courage qui peut surgir en nous. C’est accepter que notre feu ne soit pas forcément accueilli… Le problème c’est qu’on ne nous apprends pas à se connaître et à aimer l’autre, cela permet pourtant de bien vivre une relation. Je suis seule depuis qq années mais si je croise un être pour qui mon coeur et mon âme semble vibrer alors tout comme toi Marie Pier je parlerai. Avant je prendrai une grosse bouffée d’air puis une fois l’échange terminé, je sais que je sentirai vivante et que je me serai fait un beau cadeau, celui de laisser transparaître ma vulnérabilité de femme. Martine. Merci de nous permettre de donner notre avis.

  12. Sylvie dit:

    Je ne sais pas comment ça se peut, mais chaque fois que je te lis, ou que je t’écoute (trop génial tes enregistrements :-) ) tout colle à mes expériences de vie du moment … exactement au moment où j’en prends connaissance…tout….toujours….tout le temps….! C’est comme si par toi, la Vie m’appelait…! à Vivre….

    Merci Marie-Pier…merci <3

    Sylvie B.
    Mont-Tremblant

  13. Christine Quintin dit:

    Je suis dans une vie morte. Je ne sais plus quoi faire. Ensevelie sous les dettes je suis paralysée. L’amour, les enfants (grand), la job, les amis (ies) y en a plus. Quand il m’arrive de rire, je pleure en meme temps. Je ne trouve aucun « sens » à ma vie malgre une recherche d’une decennie et plus. Je suis fatiguée. Des gens, de l’exigence dd la vie de nous presser le citron tous le temps. Je veux me reposer, faire rien, voir le monde. Il me reste peut etre 30 ans a vivre. Je sais pas comment je vis y arriver.

    1. Dominique dit:

      Pour moi le sens de la vie, c’est seulement la joie, l’amour de la vie, il n’y a rien d’autre. Bien sûr je comprends à travers vos mots que votre expérience n’est pas facile. Essayez de commencer avec de petites joies: le soleil, le ciel bleu, un café, un thé, une tisane ou un verre d’eau…le sourire d’un enfant ou d’une personne croisée dans la rue: offrez le vôtre, vous verrez, on vous le rendra. Nous sommes ici juste pour faire l’expérience de la joie dans la matière et les petites joies finissent par mener à la grande. À ressentir cette énergie de Vie en soi et à en vivre. Il ne faut pas se torturer l’esprit pour chercher un sens à la Vie. Si on est ici, c’est qu’on est à notre place, juste jouir d’être ici, de l’instant. Connaissez-vous Gilles Delieuze? on trouve des vidéos sur YouTube et il exprime vraiment bien cela. Je vous envoie ma joie, recevez-là !

  14. Hélène Desharnais dit:

    Chère Marie-Pierre! Merci pour tes beaux messages, c’est spécial! Je me sens tellement concerner!! Aurais-tu un sixième sens!!! J’ai personnellement beaucoup de difficultés à mettre des mots sur ce que je ressens et toi, tu m’aides à en mettre. Oui, j’en suis à faire la paix avec la vie,
    Mon entourage veut que je me réintéresse aux arts, que je croque dans la vie……dans ma vie. Je suis une personne entière, passionnée. J’ai peur de cet engagement, j’ai peur de m’y perdre. Je ne m’en sens pas l’énergie. Je n’ai pas fini de faire la paix avec la vie!!! Merci, Marie-Pierre!! Tu es un beau SOLEIL.

  15. Mireille dit:

    Bonjour Marie Pier ,
    A cela je dirais qu’est Ce que l’amour? Il y a tellement de réponse. …et puis je répondrais
    A la grâce de dieu , avoir des attentes pour qu’elles raisons ? Tout balancer pour qu’elles
    Raisons ? Se dire et accepter ma vie , je sais ça paraît un peu simpliste mais j’accepte que se soit
    La volonté de ce qui doit être. ….ne pas vouloir vivre que le délecte! Et dans l’attente de quelqu’un qui ne viendra peut etre jamais ? Ne surtout pas prendre les êtres humains comme des chaussettes! Et les laisser tomber lorsqu’ils ne nous rapportent plus rien juste pour avoir l’envie de vivre les débuts emerveillant d’une relation ! Mireille

  16. Marie de Lyne dit:

    En plein dans l’mille comme on dit…..j’ai créé dans mon subconscient il y a de cela environ 30 ans, ma relation idéale, celle qui me fait vibrer au plus haut point, c’est comme une recette qui ne se manque jamais ayant comme ingrédient, la communication, l’humour, la créativité, la sensibilité, beaucoup de spiritualité, arrosée de tendresse, de générosité et de beaucoup d’amour qui donne des ailles.
    Et bien croyez le ou non, ce mets de Vie s’est présenté a moi il y a 7 ans sous forme masculine, je dirais même , androgyne, je l’ai tout de suite reconnu….. La vie a fait qu’il a fallu 5 ans avant que nous nous réunissons.
    Depuis que je suis en relation libre avec cet être j’ai une peur atroce que la routine s’installe et j’exprime e ncore que je ne suis pas prête, malgré ses douces invitations, a vivre plus près de lui.(nous ne vivons pas ensemble). A lire le texte Jouer avec le feu me fait prendre conscience que je ne suis pas seule a avoir peur de perdre, mais perdre quoi finalement? D’un côté je perds des instants fantastiques, évolutifs, rempli d’amour et de l’autre
    le risque est qu’il y ait une fin a tous ces moments…..j’avoue que le choix est difficile et personellement je choisis de vivre l’instant en captant le plus possible les petits saboteurs qui me visite A l’occasion, pas par pas je sais que mon chemin de vie est lumière et la confiance me guide.

    Quand on joue avec le feu on se brûle, si on danse avec la joie pullule…..

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Merci pour ce beau partage, Marie. xox

  17. Clément dit:

    Bonjour Marie.
    J’ai déjà vécu une histoire d’amour qui me torturait et je ne trouvait personne à qui en parler; j’essayais de penser qui pourrait bien me comprendre sur cette terre
    Allez imaginé plus tard, qui à su m’écouter et même me rencontrer personnellement dans son bureau ,qui par la suite m’a même invité à diner avec lui .
    Et bien nul autre que votre père Claude, que j’ai très bien connu, avec qui j’ai partagé de très long moment par la suite.
    Il était un homme très intelligent tout comme vous d’ailleurs, je l’ai connu pendant de longue année, aujourd’hui il me manque de temps en temps car j’aurais tant de choses à lui dire.
    Je voulais vous partager ceci il y a déjà fort longtemps en espérant que cela à su vous plaire ou vous surprendre et j’ajouterai, que j’aime vous lires, continuez ce beau travail il mérite d’être lu ou écouté.
    Je vous salut bien gentiment Marie, car vous êtes une personne merveilleuse.
    Clément un fidèle admirateur.

  18. Linda dit:

    Bonjour Marie-Pier,
    je me sens particulièrement interpellée par ton texte que je reçois comme un cadeau. J’arrive à un point de ma vie où j’ai besoin de vivre pour moi, de sortir du carcan du travail de 9hres à 17hres, 5 jours semaine. Un travail que je ne déteste pas, où j’ai la possibilité d’y retrouver une certaine valorisation. Ce travail m’assure une sécurité financière auquel je me sens malheureusement enchaînée. C’est la perte de cette sécurité qui m’empêche de plonger vers d’autres aspirations et de réaliser ces désirs profonds qui m’habitent depuis très longtemps. Je nourri mon rêve, je fais de tout petits pas pour m’en approcher mais je n’ose pas faire le grand saut. J’attend le meilleur moment, celui où mon entourage n’aura pas besoin que je les supporte financièrement. J’attend que mon conjoint obtienne une situation plus stable financièrement sur lequel on pourra compter. J’attend que ma fille reprenne le travail une fois qu’elle aura réalisée son rêve de devenir mère… Bref, je permets à tous ceux qui m’entoure de vivre leurs propres rêves et je laisse tomber les miens. La réalisation de leurs rêves m’apporte de grandes joies; j’ai le grand bonheur d’avoir de magnifiques petits enfants que je chéri plus que tout, je peux compter sur le support et l’amour d’un conjoint extraordinaire et ce, depuis plus de 30 ans.
    Mais j’aimerais tant avoir le courage de me lancer dans le vide et d’oser vivre mes propres rêves. Confronter la vie, accepter les risques qui pourraient en découler.
    C’est la toute première fois que j’ose me dévoiler ainsi. Pour cela Marie, je te dis MERCI de nous ouvrir ton cœur, de nous partager tes pensées les plus magiques. Je ne sais pas si tu réalises à quel point tu fais du bien à tous ceux qui te suivent.

    Linda
    Québec

    1. Sylvie dit:

      à Linda de Québec….ton témoignage est magnifique..! ..mon cas est différent ….mais moi aussi je n’arrive pas à faire le saut…j’attends depuis fort longtemps et très souvent les textes de Marie-Pier me donnent des ailes…et je me dis ….que peut-il m’arriver de si effrayant ….pour ne pas écouter les élans de mon cœur????

      Merci!! Marie-Pier….(PS: la photo est magnifique!)

      Sylvie

    2. Marie-Pier Charron dit:

      Que c’est beau de te lire, Linda. J’accueille ton partage comme un précieux cadeau.

      xox

  19. Étienne dit:

    Merci pour ce beau petit texte… C’est aussi ma réalité. J’avais une amie que j’aimais beaucoup. Pour ne pas prendre le disque de ne plus la voir, je lui ai caché mes sentiments durant des années. On faisait de nombreuses activités ensemble… Un jour c’est elle qui m’a posé la question : « est-ce que tu es amoureux de moi ? ». Une porte s’est ouverte pour laisser parler mon coeur. Mais voila… Depuis ce moment là, on ne se voit plus. Elle n’est plus disponible. Cette expérience de vie m’a sans doute « traumatisé » et freiné dans l’expressions de ce que je ressent pour une personne.

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Je suis désolée de lire ça, Étienne. Mais je n’ai aucun doute que tu auras de bien belles surprises quand tu seras bien « nettoyé » de tout cela, le coeur ouvert. xox

  20. AnnaElisabeth dit:

    Merci pour vos partage! :-)) je me reconnais tellement dans vos écrits! C’est bon de se rendre compte de mes vieilles branches qui faut renouveler et oser être différente. Doux pensées de lumières ✨✨✨✨

  21. philippe...orion dit:

    bonjour MARIE-PIER ,ce message est tres important,merci .CAR dans le chemin j ai appris ,enfin pour moi il faut vivre se que l on doit vivre ,car autrment nous ne somme pas dans notre verite.
    mais toucher le feu de la vie ne brule pas ,il nous fait accepter notre experience se qui est souvent dure a metre en marche.Il faut oter les doutes et les peurs .se qui es doit se faire ,c est notre demande dans le chemin que nous avons accepter au jour de notre venu dans cette energie.il a une phrase que j affection beaucoup .>la plus belle preuve d AMOUR c est de laisser celui que l on aime faire sont chemin >. meme si se n est pas dans notre visition du monent , et cela dans tous les domaines.
    bises fraternel a toi MARIE-PIER et a vous tous.

  22. Rose dit:

    Aloha Marie Pier
    Wow cet écrit de matin magique est surprenant c’est Tout simplement Rose vivant le même scénario… Hihihi
    Est-ce une synchronisation des énergies dans des lieux différents ? !
    C’est un vrai tremplin puissant me propulsant là où je dois Être, merci

    Je vous remercie pour cet instant magique…

  23. Sylvie dit:

    Merci Marie-Pier pour ce matin magique, petit condensé d’espoirs…
    Lorsque j’ouvre mon ordi le matin et que j’y trouve un nouveau « matin magique » , il me fait l’effet d’un bouquet de fruits frais et vitamines… pour bien commencer la journee !
    Celui de ce matin m’a fait réfléchir à ce que je vis en ce moment , une belle amitié amoureuse mais comme je suis un peu timido-fiere par moment, je n’ose pas brusquer les choses..mais est-ce toujours raisonnable d’être raisonnable en fin de compte?
    Je crois bien que je vais plonger (apres tout, je sais nager) de bon cœur dans mon nouveau beau projet.
    Bien à vous

  24. Naïke dit:

    Ce billet d’aujourd’hui me touche beaucoup car je pense vivre constamment et inconsciemment dans cette peur de perdre. Ma maman est decedee d’un cancer quand j’avais 14 ans, ce qui a boulversé ma vie entière et m’a montré à un âge où l’on est en pleine construction qu’on risque de tout perdre à tout moment. Alors je crois oui , que si je procrastine trop souvent, c’est justement pour garder mes objectifs à l’état de rêve. Pour ne pas risquer de les perdre. J’ai tout pour être heureuse, j’ai une bonne santé, de beaux enfants, un compagnon merveilleux et la capacité de créer de belles choses, qui marchent, mais quand arrive le moment de les concrétiser, je me sens comme paralysée. Et même en étant consciente de la raison, j’ai beaucoup de mal à me faire violence et bouger en ce moment…

    1. Naïke dit:

      Merci en tous cas pour ces beaux billets qui touchent au cœur

  25. Florence dit:

    Moi aussi, j’ai eu l’impression que tu avais écrit ce texte pour moi qui aime, mais n’ose pas le lui montrer clairement de peur de perdre l’ami cher… Dilemme, dilemne!

  26. Pauline dit:

    Alors là, c’est l’histoire de ma vie… Comme celle de beaucoup d’autres êtres humains, si j’en crois ce que je lis… :-(

    Heureusement, je n’ai que 30 ans, et je suis reconnaissante d’avoir pu m’en rendre compte avant que ma vie ne soit plus avancée.
    Reste maintenant à trouver le courage de faire autrement, et de vivre… tout simplement

  27. Guylaine dit:

    Je me souviens d’une époque où j’aimais bien jouer avec le feu….hihi! Même aujourd’hui, si mon plus profond désir se présente à moi….j’y sauterai à pieds joints et les bras grands ouverts…La seule crainte que j’ai est de ne pas le voir ou le reconnaître lorsqu’il sera devant moi….Mais contrairement à y a pas si longtemps….j’ai l’intime certitude que ce profond désir croisera ma route très bientôt. ….

  28. France dit:

    Pour moi, c’est le désir profond d’être une missionnaire dans cette vie – d’aider comme tu le fais à ta façon et de trouver la mienne. Déjà, j’ai fait une formation de thérapeute et là, tout doucement, j’ai créé un coin dans mon appartement pour recevoir des clients. Sauf, que je bloque face aux moyens de me faire connaître pour attirer les gens qui pourraient avoir besoin de mes services. Je me suis vue quand tu dis que ce rêve est trop grand – je l’ai depuis que je suis toute petite et personne ne m’a invité à y croire à venir jusqu’à il y a 4 ans où un guide est entré dans ma vie et m’a fait vibrer à y croire, à visualiser que je pouvais réaliser ce rêve. Maintenant, je suis encore en train de me convaincre que ce n’est pas important comme si le dépassement que je dois faire me semble suffisamment infranchissable pour que je songe à abandonner. Puis, ton message me ramène au coeur de la vibration que je porte et voilà que se réanime plus de volonté d’aller de l’avant, un pas à la fois. Merci.

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Merci pour ce beau partage, France. Bon courage, un pas à la fois.

      xox

  29. myriam dit:

    BonjourMarie_pier et à toutes et tous

    « IL est temps de te laisser jouer avec le feu,il est temps de te laisser faire des erreurs et trouver les moyens de les rattraper.C’est la meilleur preuve d’amour que nous puissions t’offrir.  »
    Moi, perso, je préfère vivre à cent pour cent- quitte à me brûler un peu plutôt que de  » vivoter »
    Toute ma vie, j’ai vécu à fond- à ce que j’étais,depuis 2 ans ,j’ai tout chamboulé autour de moi_ds ma vie de famille et travail_ résultat ,aprés une période difficile où mon mari ne si retrouvait pas car j’ai aussi voulu bousculer son ‘tout »,croyances, choix de vie…pour que nous puissions tous repartir sur les vraies bases _
    Résultat: je savoure la vie comme jamais,je n’ai jamais étè aussi heureuse, vivante, épanouie.
    Pourtant, j’ai mené ma vie comme je l’entendais mais là, elle a un goût de plénitude, une saveur inégalée et mon mari est heureux de se changement aussi qui l’emméne doucement vers sa réalisation de vie, donc plus de paix.
    « n’ayez pas peur de la vie »Patricia Darré

  30. Gisèle dit:

    La peur de perdre, la crainte de la déception et l’angoisse de l’erreur empêchent d’oser … On perd ainsi l’occasion de réaliser ses désirs, ses envies ou ses projets car on tente d’éviter la souffrance due à l’échec, au rejet, à la désillusion mais on ne connaît pas non plus le plaisir, la joie ou le bonheur d’une agréable découverte , d’un beau moment vécu ou d’une réalisation personnelle qui sublime … Quand le choix donne l’impression de perdre plutôt que d’acquérir, le bilan de la vie paraît bien terne !

  31. Danièle dit:

    Wow ! C’est époustouflant, comme une grande vague qui me soulève tellement c’est beau et puissant.
    C’est appel à la Vie sans crainte de perdre , dans toute la vérité de nos aspirations, prendre notre envol comme dans ma représentation de cette splendide photo de toi si gracieuse, dans ce canyon, sur ton rocher.
    Nous inciter à nous plonger dans l’impulsion de vie, d’amour et de vérité pour nous ranger de notre côté est un merveilleux cadeau que je veux saisir.
    Merci encore pour les trésors que tu nous partages avec tant de générosité.

  32. Benedicte dit:

    Merci Marie Pier pour ce beau message !
    Jouer avec le feu, apprivoiser le feu pour le voir non comme un danger mais comme une source d’aventure. Pour ma part, il ne s’agit pas d’aventure amoureuse. Mon Histoire d’Amour est une aventure certes, une magnifique aventure qui dure, mais mes peurs ne sont pas là.
    Apprivoiser le feu, sauter dans le vide pour créer un spectacle, un nouveau spectacle dans lequel je me retrouverai. J’en ai déjà créé un. Une création pour laquelle je considère que j’ai tout à gagner et que je dois avancer à mon rythme. Et c’est là que ça coince : je veux tout. Tout de suite. Avec Force et Joie s’il vous plait. :-)
    Alors merci encore Marie Pier pour ce message qui invite chacune, chacun de nous à oser. Oser parler, oser créer, oser avancer pour du mieux.

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