Quand vouloir fait mal

Le désir est la moitié de la vie. L’indifférence est la moitié de la - Khalil Gibran -

(Peut-être aimeriez-vous écouter la version audio du message plutôt que de le lire à l’écran? Vous n’avez qu’à cliquer ici pour la télécharger.)

 

Désirer une chose à laquelle on ne croit pas avoir accès ou qu’on ne se croit pas capable de réaliser est douloureux. Parfois très douloureux.

Pour s’éviter ce déchirement, on aura parfois recours à une solution assez drastique : étouffer le désir. Oui, on se vend l’idée qu’on ne veut pas vraiment ce qu’on veut, que ce n’est pas si important. C’est moins douloureux que d’admettre qu’on ne se sent pas capable, pas prêt, pas digne. Parfois, on ira même jusqu’à dénigrer l’objet de notre désir… Non pas seulement feindre l’indifférence, mais se tourner un peu contre lui.

«Pas besoin de voyager, je suis bien chez nous…»
«Aucun couple ne semble vraiment heureux de toute façon, et je ne suis pas trop à plaindre dans ma situation…»
«Bof, ce n’est pas si grave…»

Ces paroles peuvent être dites et ressenties sincèrement, bien sûr. C’est ce qu’on appelle généralement le détachement… Probablement l’état le plus délicieux qui soit, car on est à la fois rempli d’enthousiasme et assez serein pour savourer profondément chaque moment, sans attendre quoi que ce soit. Cela dit, étouffer nos désirs n’a rien à voir avec cela. Ce n’est pas du détachement, ou un «lâcher-prise», mais de l’apathie. Un état qui n’est pas une célébration, mais une négation de la vie. On s’éteint, on ferme notre cœur. Et le résultat est que oui, on ressent effectivement moins de douleur vive, en surface… Mais on est coupé d’une partie de notre vitalité, et notre âme est engourdie.

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Que voulez-vous vraiment? Si vous étiez certain de l’avoir, que vous permettriez-vous de vouloir?

Je ne vous pose pas la question parce que «vous méritez d’avoir ce que vous voulez», et tout le tralala, mais plutôt parce que vous méritez d’honorer pleinement vos désirs, d’abord et avant tout. Que vous les jugiez beaux, bons, réalisables ou non. Ils sont votre vérité du moment, et ils sont donc votre lien avec la vie, d’une certaine façon.

Donc que voulez-vous vraiment?

Si vous avez déjà eu des engelures, vous savez à quel point elles sont douloureuses lorsqu’elles commencent à dégeler. Les réchauffer est sain, même vital, mais ce n’est pas une partie de plaisir. En fait, la guérison est plus douloureuse que le processus qui nous mènerait vers la mort de la zone affectée et l’amputation. Un membre qui revient à la vie fait plus mal qu’un membre qui s’éteint doucement.

On pourrait dire que, de la même façon, «décongeler» la partie de nous qui désire peut être très inconfortable, aussi. Toute la déception que nos rêves de plénitude et notre sentiment d’impuissance suscitent remonte à la surface, parfois assez violemment.

«Je veux vraiment, vraiment voyager, et ça m’enrage de ne pas être libre de le faire…»
«Je me sens tellement seul… Je donnerais tout pour me sentir aimé…»
«Je n’ai jamais été bien dans ma peau, et j’aimerais tant l’être, mais j’ai l’impression que c’est impossible et ça me brise le cœur…»

Ressentir pleinement ces déceptions et ces frustrations peut effectivement être très difficile. Mais à partir de ce moment, la vérité est de retour… Notre vitalité est de retour… La lumière est allumée. Et la paix devient alors possible. Non pas seulement le calme apparent du renoncement, mais une paix vivante qui peut autant nous donner le courage de foncer que la force d’être bien là où on est. Parce que quoi qu’on en pense, il est essentiel de rencontrer pleinement nos désirs si on veut pouvoir ensuite lâcher prise authentiquement. On ne peut transcender un désir et un attachement qu’on n’a pas pleinement rencontré. Pour aller au-dessus, il faut commencer par aller en dessous. Plus on étouffe une énergie, plus on est sous son emprise.

Ainsi, chaque désir est un tremplin. Un tremplin potentiel vers le résultat désiré. Mais aussi un tremplin potentiel vers une plus grande paix… vers la paix de l’âme, vers le but même de notre existence. Si on le choisit, toutes nos soifs inassouvies peuvent être transformées en une soif de bien-être et de transcendance – car c’est ce qu’elles sont, fondamentalement. En fait, l’intensité de notre désir pourrait devenir l’intensité de la sérénité et de l’amour qui nous habite chaque instant. Car plus on sent le vide et le désir de le remplir, plus on a la motivation de trouver cet espace intérieur si sacré qui, lui, est déjà comblé. La même énergie qui nous fait souffrir et qu’on veut étouffer est celle qui nous libère, si on choisit de la canaliser.

Aucun désir n’est dangereux, aucun désir n’est douloureux, tant que notre désir premier est d’être en harmonie ici et maintenant, abandonné à la vie telle qu’elle se présente chaque instant. Et d’une certaine façon, on pourrait donc dire que tous ces désirs bouillonnants sont des alliés précieux, non pas seulement parce qu’ils nous gardent bien vivants, mais parce qu’ils nous amènent, si on accepte leur invitation, à rentrer en nous courageusement et à cultiver un désir de paix encore plus puissant.

Bonne journée!

xox

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41 réflexions au sujet de “Quand vouloir fait mal

  1. Sandra dit:

    Bonjour Marie
    D habitude je vous lis le matin et puis je retourne dans ma vie et mes occupations
    Mais la , votre message m a tellement parlé que je devais vous le dire et vous remercier
    Je viens de vivre ce week end , ce désir qui devient réalité et qui fait tellement mal. Cela a été un passage très douloureux. Accepter la vie et ses plaisirs , accepter de vivre ..
    Je vous remercie
    Sandra

    1. Chantal dit:

      Un grand merci pour le texte de ce matin, une belle prise de conscience…. Ça m’a fait vraiment du bien ce matin…. J’apprécie tes écritures, merci beaucoup de les partager avec nous :) xxxx

      1. Flo dit:

        Je partage tes propos Chantal. Ce message m’a fait le plus grand bien ce matin.
        Souvent je me trouve passive de ne pas réaliser mes désirs mais ces propos ce matin me déculpabilisent.
        Merci Marie de partager ces belles paroles.

  2. Marie dit:

    Marie Pierre, merci
    Merci infiniment, d’avoir mis des mots sur ce que je vis depuis plusieurs années, sans avoir pu vraiment l’identifier. Je vis des frustrations, de la dépression, un mal être qui ressemble étrangement à votre description.
    J’ai toujours eu énormément de désirs de tout ordre, je me savais « envieuse » de ce que je ne pouvais espérer. Comme je suis de près ce que les plus grands maîtres disent sur les désirs, j’essayais de les étouffer, sans voir, que c’était la vie et moi avec, que j’étouffais.
    Je ne voyais pas, qu’en essayant d’accepter, tout en n’y arrivant pas, que j’étais de plus en plus mal, dans mon corps, dans mon âme.
    Merci, merci, merci

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Quelle belle prise de conscience, Marie. Merci du partage!

  3. Marie-Claude dit:

    Merci Marie-Pier,
    Chaque rendez-vous sur votre site est un pur bonheur.
    Un Matin Magique qui irradie ma journée.
    Gratitude.

  4. guy dit:

    Chère Marie-Pier,
    Quel beau message qui remet debout,qui dissipe une vue brouillée,qui recentre sur l’essentiel de l’existence,qui remet en contact avec le numineux en soi.
    Merci de tout Coeur.
    Guy

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Bienvenu Guy!

  5. Dominique dit:

    Je ne suis pas du tout certaine d’avoir compris. L’idée c’est que le désir non étouffé mais pas atteint si nous l’utilisons afin de le transmuter en paix, nous amène à nous sentir plus vivant ?

  6. Emmanuelle dit:

    Merci pour ce message, Marie!
    il arrive comme souvent à point nommé!
    Je suis en pleine évolution / recherche, notamment au niveau professionnel.
    J’ai toujours voulu évoluer vers un poste de responsable, jamais été recrutée, malgré diverses candidatures.
    ces derniers mois, j’en suis arrivée à ce que tu dis: « dans le fond, ce n’est pas important, je ne le veux pas vraiment etc etc… » alors que oui la vérité c’est que je me sens nulle et que je me dis que je n’en serai pas capable.
    Me voilà en pleine recherche de reconversion professionnelle, je trouve un domaine dans lequel je pense pouvoir m’épanouir, je fais les démarches de trouver des formations, je me projette dans ce futur, mais… je ne franchis pas le cap de m’inscrire pour de bon… il y a toujours cette petite voix « et si..? et si tu tentais quand même ta chance pour de vrai? ça ne fait que 10 ans que tu travailles! tu as le temps de te réorienter! » …
    et quelques jours plus tard, par hasard, une collègue me parle d’une offre d’emploi qui correspond en tout point à ce que je cherche, même au niveau géographique! la décision de postuler a été prise dans la minute qui a suivi la lecture de l’offre, parce que c’est CA que j’ai envie de faire et pas autre chose! Même si cela signifie des sacrifices notamment laisser un peu mes passions de coté, JE veux faire ça!
    j’ai postulé ce weekend, je croise les doigts mais je suis très sereine car pour la première fois ma vie, je m’autorise réellement à vouloir et même en cas de refus, je sais que ça finira par arriver et que j’obtiendrai un poste comme celui là.
    Donc mille merci pour ton message Marie, qui m’encourage à regarder ces désirs enfouis, à me reconnecter avec cette partie de moi que j’étouffe depuis trop d’années
    XOXO

  7. Rosa dit:

    Me détacher d un amour qui ne m apporte que souffrance et solitude depuis 20 ans …c est mon désir le plus grand et pourtant je n y arrive pas …inccapable de surmonter le vide ..

  8. Isabelle dit:

    Waow, mille merci Marie, je viens de comprendre plein de choses!
    « Un membre qui revient à la vie fait plus mal qu’un membre qui s’éteint doucement. »
    « Pour aller au-dessus, il faut commencer par aller en dessous. »
    C’est d’une puissance!!
    Il y a quelques années, j’ai enfin pris la décision de déménager, de vivre dans un endroit qui me convient vraiment. Paradoxalement, à partir de ce moment depuis 4 ans, j’ai eu à régler toutes sortes de situations difficiles, solutionner, avancer ; ces épreuves m’ont tirée vers le haut ; elles m’ont même permis de réaliser un vieux rêve (faire construire ma maison).
    Dans ma vie d’avant, tout était très calme, je vivotais, mais j’étais « morte-vivante ».
    Je viens de comprendre que les épreuves quasi « initiatiques » de ces 4 dernières années ont signé mon retour à la vie, ma sortie de l’engourdissement! Alors oui c’est douloureux mais in fine je m’éveille et vais vers la paix et mon plein potentiel, vers mes vrais désirs! Merci Marie!

  9. Noémie dit:

    Merci pour ce message. Il arrive a point nommé pour moi également.

    J’étais en pleine réflexion sur mon désir ou non d’enfant. J’ai 34 ans et je suis restée longtemps dans une relation avec un Pervers narcissique qui me refusait ce droit d’être mère ou me mettait sans cesse dans le doute. Cela c’est heureusement fini après 9 ans.
    Après cette relation, je n’ai jamais été aussi sure de mon désir de bambin. A tel point que je recherchait un père potentiel au lieu d’un conjoint.
    J’ai fini par rencontrer quelqu’un de bien et qui était soucieux de ce que je pensais des enfants. Je me suis dis, chouette, enfin quelqu’un qui n’a pas peur d’en parler.

    Après 3 ans de relation, je ressens mon âge et mon envie d’avoir des enfants. Je ressens le fait de ne rien avoir accomplis à 34 ans. Face à mon désarroi, il m’annonce que ce n’est pas une chose qui l’intéresse au plus haut point et qu’il n’a pas de besoin de paternité. Il me dit qu’il ne peut me priver de celà et qu’il assumerait si celà devait arriver « par erreur ». Mais les erreurs sont rares de mon côté. S’en vient une remise en question de mon désir. Je suis incapable d’affirmer mon désir devant mon conjoint de peur de lui imposer. Alors, je trouve toutes les raisons pour ne pas en vouloir.

    J’ai fini par retourner consulter la thérapeute qui m’a sortie de ma dépression post-pervers narcissique pour réaliser une nouvelle thérapie systémique. J’ai besoins de faire un travail sur moi. Le verdict est simple, je me mens à moi-même. Je trouve pleins de mauvaises raisons de ne pas vouloir d’enfant pour me convaincre que c’est mieux de ne pas en avoir.

    Celà fait 2 mois que je la consulte maintenant. Elle m’a donné un travail pour la prochaine séance ……… avoir une discussion avec mon conjoint, lui dire ce que je veux vraiment et ……. venir avec la date de l’arrêt de ma pilule à la prochaine séance !
    J’ai peur et je me sens un peu forcée. Mais si je n’avance pas, personne ne le fera à ma place.

    Merci Marie !

  10. Marie-Françoise dit:

    Merci Marie pour CHACUN de tes textes.
    Car chaque texte est directement connecté avec exactitude avec ce que je vis à l’instant même où tu le pubies. Ça semble quelque chose d’assez fou, mais, en même temps, ça ne me surprend pas tant que ça que l’univers m’offre une « déméleuse de pelote ».
    Et je n’ai jamais pris le temps de te remercier en direct -alors que mon coeur émet de chaleureux merci envers ton coeur à chaque fois que je te lis- mais cette fois, je viens partager un commentaire …
    … Car ce texte là est le COEUR du truc qui bloque en moi et me met toujours autant en colère -tellement en colère, et tellement effondrée en même temps-.
    Et c’est depuis hier le gros zoom sur cette contrariété constante en moi et qui fait tant de ravage et me plonge souvent dans un profond désespoir.
    Tu dis : « La même énergie qui nous fait souffrir et qu’on veut étouffer est celle qui nous libère, si on choisit de la canaliser. » …. OK ! Je vais écouter ce qui m’étouffe pour m’en libérer.
    Je te serre contre mon coeur, précieuse « déméleuse de pelote ».
    A tout bientôt

  11. Estelle Brunet dit:

    Merci Marie-Pier pour ce magnifique texte que tu nous livres ce matin…..cela arrive à point dans ma vie. Vraiment !!! Un baume sur mes inquiétudes du moment.
    Je vis simplement, fais un travail à ma mesure que j’aime ….je prends de l’âge et ressens de plus en plus de sérénité et de paix en moi et mon entourage…..je fuis le négatif et la laideur car cela m’étouffe…..j’ai décidé de vivre pleinement ma vie ….j’apprivoise ma solitude. J’aime ma vie et la Vie.
    Je me sens vivante et en Paix…..oui j’ai beaucoup de désirs inassouvis…..je fais des projets très simples…..et je me souhaite de pouvoir les réaliser.

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Je te le souhaite aussi Estelle. Bonne journée!

  12. Thérèse dit:

    Merci infiniment…pour la douce et très juste sensibilité émotionnelle des mots qui font écho si souvent et se synchronise à mon monde intérieur. Quel plaisir de vous lire, c’est parfois aussi « magique »…que l’arc en ciel après la pluie!

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Merci Thérèse!

  13. Jocelyne dit:

    Ouf révélation choc ce matin, message coup de poing!!!! Je relis encore et encore, je prends le temps de démêler ma vie…..c,est trop important.
    Tout le contraire de la religion catholique. J ai l,impression d,être passée a cote bien des fois. C,est un peu beaucoup dur a prendre. Seule avec 3 enfants, j,ai du en sacrifier des desirs ! C,est l,histoire de ma vie!
    Je reviens a la vie et j,ai bien peur que ça fasse mal, très mal !!!

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Hmm, ça me touche de lire ça, Jocelyne. Bien hâte de voir ce qui émerge de tout cela…

  14. Melanie dit:

    Comment réussir à croire que le meilleur m’attend… Pour moi c’est plus facile de me raisonner, de me dire que la vie n’est pas si mal après tout. Mais je sais que je suis à moitié éteinte. Je déteste cette version de moi.
    Merci…

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Bonjour Melanie,
      Je suis touchée de lire ça.

      Ce n’est pas de te convaincre que le meilleur t’attend, mais de choisir de cultiver le meilleur ici et maintenant en étant en paix avec ce qui est, autant que possible, tout en étant en honorant tes désirs.

      xx

  15. Delphine dit:

    Bonjour Marie-Pier,
    Je suis une nouvelle abonnée.. et je vous remercie pour ces mots poignants de vérité.. ils me parlent beaucoup.

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Bienvenue dans la communauté, Delphine! Et ravie que mes mots vous touchent. :)

  16. Danielle dit:

    Bonjour Marie-Pier,

    C’est un message très profond et d’une grande réalité. Merci de mettre les bons mots là où je peux mieux me comprendre.

  17. Sylvie dit:

    Bon matin Marie-Pier,

    Un très beau texte qui va droit au cœur des désirs qui cherchent à s’épanouir.
    Un rayon de soleil sur un matin pluvieux….
    Câlins
    Sylvie

  18. Regent Picard dit:

    Pour paraphraser Boucar Diouf moi aussi mon grand-père m’a donné des instruction pour être heureux. Il me disait souvent quand j’hésitais : Il est plus sain de regretter que de toujours en avoir envie.

  19. Colette dit:

    Mon plus grand et unique désir est
    la Paix et l’Amour pour la terre entière.
    Nous sommes sur terre pour cette réalisation
    et cela sera !
    Amour pour tous.

  20. philippe orion..... dit:

    bonjours et merci pour se beau moment,oui il faut savoire vivre ce que l on est,et accepter d avoir le potentiel de tout creer dans sa vie,peu importe si cela est une erreure ,il faut savoire se relever, avec le bonheur de l experience faite et accomplit.Nous sommes continuellement dans le jeux de la vie , on pert et on gagne,et l on gagne de toute facont meme si cela n a l aire de l estre.interrieurement il y a toute la joie de l accomplisement fait,mais nous n en prenons pas toujours consience, cela peu se reveler plus tarp par fois ,le temps de l impregnier en sois;voila se que la vie ma appris et maintement que je l ais reconnue ,elle est beaucoup plus facile.
    merci a toi MARIE-PIER bises fraternel a toi et a tous.

  21. Francine dit:

    Ce matin le message me rejoint beaucoup…car il y a plusieurs désirs et choses diverses qui se sont éteintes en moi, car je n’ai pas le choix, je dois accepter ma réalité puisque je suis atteinte de sclérose en plaques et à mobilité réduite. Je suis devenu dépendante et j’ai perdu ma liberté et mes possibilités de faire ce que je veux, quand je le veux.. Ma vie est donc une accumulation de deuils à faire et je dois donc lâcher prise et ACCEPTER . Je change donc ma route pour arriver à réaliser des projets que je peux encore être capable de réaliser… Ce n’est pas facile , car mes rêves eux demeurent enfouis au plus profond de moi. Je garde secrètement l’espoir que peut-être un jour j’arriverai malgré tout à les réaliser… alors j’envoie le tout dans l’univers , en demeurant positive mais sans attente… Je me concentre davantage sur le ici et maintenant.. Je trouve cela vraiment désolant de voir les personnes qui ont toutes les possibilités devant eux et qui ne font RIEN. J’arrive tout de même à réaliser certains projets car je suis une battante , et le plus important est d’apprécier ce que l’on a maintenant , et en ayant aussi de nouveaux projets en tête, ce qui garde la petite flamme allumée …..ainsi on accepte mieux celles qui ont été éteintes par obligation… Merci pour toutes tes belles réflexions Francine

  22. Florence dit:

    Vous entendre depuis quelques semaines est vraiment sympa et complète pour ma part l’écrit de manière positive.
    Bien à chacun.
    Florence

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Je m’en réjouis Florence!

  23. Ginette dit:

    Votre texte, est très convainquant, on ne peut être contre la vertu, mais cela éveille en moi de l’exaspération.
    Et si étouffer ses désirs était une question de survie? Et si la vie se tissait un chemin alternatif vers le la sérénité et le bonheur malgré tout? Lorsqu’une veine bloque, si on n’en meurt pas, tout un réseau de veines se forme et prend le relais. J’en ai assez de la dictature du bonheur et de la réalisation de soi. Est-ce qu’on peut être qui on est, même tout croche? Même impuissant, même laid, même malade, même fâché comme je le suis présentement?

  24. Hélène dit:

    Un GRAND MERCI Marie-Pier pour ces articles qui nous font toujours réfléchir et avancer à notre rythme.

    Et un autre merci pour avoir créé cet espace « Partager un commentaire »

    Tes messages de réflexion sont pour moi comme une grosse salade nutritive et
    les gens qui partagent leur vécu + ressenti sur cette page sont une vinaigrette tout autant riche en nutriment . Ils alimentent ton partage :)

    Merci à tous ceux qui s’ouvrent également car vous m’apportez tout autant en réflexion.

    Hélène

  25. Thierry dit:

    Il y a eu une époque de ma vie ou ces messages m’ont été d’une grande utilité. Aujourd’hui, je pense avoir trouvé une forme d’équilibre même si les évènements de la vie bouscule l’ordre qui semble vouloir s’établir.
    Aujourd’hui j’aimerai faire une remarque qui je l’espère sera constructive. Pourquoi ce titre « Quand vouloir fait mal »? Ce titre m’a interpellé car j’espérais peut être trouver un embryon de réponse à cette question qui me taraude. Quand on pense touché la lumière, il nous ai donné de voir des choses dans les autres et dans le monde qui nous touche profondément. Parfois par le soin on peut aider l’un ou l’autre et là on a vraiment l’impression que de voir est un dont qui a son utilité. Mais dans beaucoup trop de cas, voir fait mal car on est impuissant. Soit parce que l’autre n’est pas réceptif ou pas prêt, soit car cela ne nous regarde en rien ou encore car l’âtre est trop proche et on risque de le blessé car il dois lui même suivre son chemin.
    Je le confirme Voir fait mal très souvent et pas seulement voir en soi.

    Thierry

  26. Thierry dit:

    Milles excuses :-D mon texte est totalement hors sujet !!! comme quoi on ne vois que ce que l’on veut voir. J’ai lu « voir » ou lieu de « vouloir ». Merci de m’avoir ouvert les yeux de cette façon si inattendue. Je ris de moi même.

    Thierry

  27. Alain dit:

    Bonjour et merci pour ce partage toutefois moi qui suis dans la situation «congelé» je me laisse «mourir», je n’ai plus la force, à 45 ans, de me battre. Je constate qu’avec le temps je ne fais que m’enfoncer un peu plus, excepté quelques moments où la Vie/Dieu me donne un coups de pouce pour que je ne mette pas encore fin à mon existence terrestre. Quelle triste vie.

    1. Frieda dit:

      Alain bonjour…
      45 ans c’est l’aube d’une nouvelle vie
      Bon courage

  28. Mariec dit:

    Merci Marie Pierre, c’est exactement ce que je vis actuellement. Osez regarder, accepter ce qui me dérange, me fait mal, tout ce que je me refuse pour enfin ressentir la paix, la joie du plus, du meilleur qui s’installe.

  29. lalia dit:

    Bonjour Marie-Pier! Cela fait de nombreuses années que tu m'(nous) alimente(ent) de tes merveilleux messages et cette fois je ne pouvais pas ne pas y répondre. Encore une fois tu as taper dans le mille!
    cela fait 3 ans environs que j’ai découvert que mon mari est un pervers narcissique manipulateur, durant 20 ans il m’avait détruit à petit feu et cette découverte m’a achevé, mon cœur et mon corps étaient en feu, un grand incendie… Puis je suis revenue à la vie! Je remercie Dieu et cette personne pour ce cadeau. j’ai pardonner en me disant que mon mari n’a pas choisit d’être ce qu’il est et que son milieu familiale était la cause racine. J’ai cheminé et lui aussi d’une certaine façon. En décidant de rester avec lui pour ne pas reproduire le schémas familial et ne pas détruire notre foyer, nos 3 enfants; je me suis laisser la possibilité de changer d’avis si cela est insupportable. Aujourd’hui la situation est en statu quo, nous n’arrivons pas à relier à nouveau les ficelles de la vie, mois par peur de blessure, lui par fonctionnement normal. Le fait est que je commence à avoir des soucis de santé à être le « cul entre 2 chaises », ton message me fait dire que je dois choisir d’être totalement avec lui et osez approcher le rêve d’amour et d’harmonie tant espéré ou rompre tous liens pour vivre quelque chose de nouveau qui me permet de m’exprimer totalement et librement.
    Encore un grand merci du cœur et aussi merci à toutes les personnes qui partagent leurs vécu avec simplicité;)
    Je vous embrasse tous!

  30. Danièle dit:

    Que c’est merveilleux de lire ce texte avec lequel je me sens tellement en harmonie et en accord.
    Merci Marie-Pier pour ce message qui me fait réfléchir, j’ai eu un parcours similaire à Jocelyne, seule, plusieurs années avec ma fille, travaillant à soigner les autres, m’oubliant plus souvent qu’à mon tour.
    Je me suis mise en veilleuse très souvent.
    Mais j’ai la passion qui coule dans mes veines et je me suis permise de réaliser un rêve au moins par année, un désir profond auquel je ne pouvais pas faire de concession.
    Je sais que l’indifférence tue et c’est pour cela que j’ai cessé les antidépresseurs de façon progressive et vivre mes émotions.
    Je ne l’ai jamais regretté.
    Merci Marie-Pier pour m’aider à progresser. Affectueusement. Danièle

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