Si vous vous contentez de peu… [+ AUDIO]

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C’est ok si vous restez dans une situation inadéquate alors que vous savez très bien qu’elle l’est. Que ce soit une relation, un emploi, un mode de vie plus ou moins sain, peu importe.

Et vous savez pourquoi c’est ok? Parce que vous le faites. Et si c’est votre choix, c’est automatiquement adéquat.

Vous êtes le patron de votre vie. C’est votre œuvre, votre terrain de jeu, votre «propriété». Et si vous n’êtes pas prêt à faire un changement, c’est une raison tout à fait valide et excellente de ne pas le faire.

On tend à se juger durement lorsqu’on n’a pas le courage de faire le choix le plus «grand», n’est-ce pas? Voici une pensée qu’on n’ose généralement même pas considérer : tolérer ce qui ne nous convient pas est parfois le choix le plus grand. En fait, tant qu’ils respectent les autres personnes impliquées, tous nos choix sont de grands choix, puisqu’ils font partie de notre expérience, et que notre vie est censée être une exploration bien plus qu’une performance.

On croit que c’est notre «moi supérieur» qui nous regarde d’en haut et qui nous dit avec les sourcils froncés : «Franchement, tu mérites mieux; comment peux-tu tolérer cela!?» Mais non, c’est plutôt notre «moi inférieur» – cette structure mentale archaïque qui est à l’origine de toutes les guerres, autant dans notre cœur que dans la collectivité. Elle a peur qu’on se libère de la négativité qui la garde vivante… En fait, elle a peur qu’on se sorte de la situation qu’elle prétend désapprouver, car dans les coulisses, cette petite partie de nous est secrètement convaincue que c’est ce qu’on mérite. Et elle sait que la meilleure façon de nous paralyser est de nous amener à nous juger.

Le jugement qu’on pose sur soi est la «colle» qui amène tous nos schémas malsains à adhérer. Et si on veut se libérer – se libérer pour de vrai, non pas juste «faire les bons choix» en apparence – c’est la première couche à enlever. Oh, on croit qu’on deviendra faible et mou, sans cette raideur… mais au contraire, on sera beaucoup plus fort. Étrangement, c’est en s’accordant la pleine liberté de choisir la prison qu’on renoue avec la liberté intérieure qui nous amènera à la quitter. Et oui, vous arriverez un jour à la quitter.

Donc, si vous vous contentez de peu présentement – et j’avancerais qu’on le fait probablement tous dans une sphère ou l’autre de notre vie – dites-vous la vérité… Voyez les cailloux pour ce qu’ils sont, sans vous vendre l’idée que ce sont des diamants. Mais tout en reconnaissant honnêtement la nature de votre choix et la peur qui le motive, refusez les histoires que votre tête tente de vous broder au sujet de votre «faiblesse», et même de votre «manque d’estime de vous» – un concept valide, mais si souvent inutile. Rejetez l’image du Dieu aux sourcils froncés, et ramenez-vous à l’essentiel : ce que vous voulez et ce que vous ne voulez pas. Tout simplement. Car c’est votre cœur qui vous donnera la force de faire les choix courageux, et chaque jugement ou obligation que vous vous imposez vous en éloigne subtilement.

Donc oui, vous avez raison, vous méritez mieux. Vous méritez mieux que de vous comparer constamment à des images lointaines de perfection. Vous méritez mieux que de vivre sous tension, comme si vous étiez en période d’évaluation. Vous méritez mieux que des pensées dures et sèches qui grugent votre bien-être en se prêtant de belles intentions. Et surtout, vous méritez d’avoir une présence infiniment douce et aimante à vos côtés – la vôtre – quoi que vous choisissiez de faire, ou non.

Sur ce, je vous souhaite une superbe journée!

xox

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23 réflexions au sujet de “Si vous vous contentez de peu… [+ AUDIO]

  1. Sev dit:

    J’avais besoin d’entendre cela. Merci Marie Pier. La honte et la culpabilité, la dureté contre soi empêchent de sortir de nos prisons. C’est bien en abandonnant ces émotions qu’on fait le premier pas vers sa libération. Je suis en plein dans ce travail. Apprendre à être bienveillant envers soi, c’est juste vital. Mais que ça fait du bien aussi de recevoir de la bienveillance d’autrui.

    1. Dominique SCHOONJANS dit:

      Bonjour, J’adore ce texte qui m’a donné la chair de poule ! J’ai ressenti de la gratitude pour ces mots et de la bienveillance pour moi-même ! Merci pour le partage de ce texte. Bises. Dominique

  2. Barbara dit:

    Bonjour

    Merci beaucoup pour ces mots d’amour à poser sur soi. Disons que ça nourrit mes pensées, oui je pourrais partir et vivre une autre vie, mais pourquoi au fond ? On pourrait croire que j’ai peur de partir, mais en fait, n’ai je pas plutôt peur de rester et de me voir vieillir auprès de cet homme ? Je crois que c’est plutôt ça et quand je pense comme ça, je me dis « mais oui bien sûr!! »

    En fait je réalise que c’est en répondant à votre article que les mots me sont venus et que j’ai pu éclairer cette histoire et elle me fait sourire. Bin oui ma bichette, tu as les chocottes, mais tu vois c’est normal., c’est ainsi que fonctionne peut être ton ego, il a peur. Wouh ! et bien la journée démarre formidablement bien. Merci !

  3. Christine dit:

    Bonjour Marie et … Merci. Très heureuse de te lire à nouveau ☺

  4. Nadya dit:

    Merci Marie pour ce contenu. Il arrive au bon moment pour moi; comme d’ailleurs la majorité de tes écrits !

    Je retiens dans ce texte le mot (choix)! Et dans ce matin magique pour moi j’arrive a le renforcer avec ( je veux.. Je veux ça.. simplement..); bizarrement mon point vue sur la chose change, et le matrcage de soi cesse d’un coup
    (je dis donc je veux.. vivre ça … ça : que je ne considère ni négatif ni positif..
    .. je suis pour l’expérience et non la performance..comme tu dis si bien..

    Bonne journée
    Nadya.

  5. Claire Janclaes dit:

    Merci Marie-Pierre, je trouve ta réfléxion très exacte. Et je trouve qu’en outre, se juger soi-même, c’est permettre aux autres de faire de même.
    Moi maintenant, quand ça me trotte en tête, j’y pense et je regarde le chemin accompli. J’essaye de mieux m’accueillir et c’est très bon.
    Bel été à tous,
    Claire

  6. Isaya dit:

    Gratitude. Je vous lis depuis des années et tant de vos messages m’ont touché au cœur… Celui-ci en particulier vient me parler de douceur dans la relation à moi et la synchronicité de ce rappel est hallucinante… Merci.

  7. Erwan dit:

    Chère Marie, chers tous,
    Je prends mon clavier pour la première fois depuis que j’ai découvert les Matins magiques au mois de juin.
    Comme d’habitude, je suis d’accord avec le fond du message: poser un regard bienveillant sur soi, se « foutre la paix » comme le dit Fabrice Midal.
    C’est vrai, nous nous mettons souvent trop de pression et nos rêves (ou nos frustrations, l’envers du rêve) nous encombrent, barrent l’horizon de notre imaginaire, nous alourdissent dans notre cheminement. C’est un fait. Pour faire simple, je fais confiance à la vie qui a bien plus d’imagination que nous.
    Cependant, et ce n’est pas pour contredire Marie, mais plutôt pour compléter son message (on ne peut jamais tout dire en même temps) il nous faut parfois avoir le courage d’affronter nos « démons » et de bousculer un peu notre vie, c’est-à-dire soi.
    Je ne suis aucune thérapie, mais en début d’été je voulais que quelque chose se passe sur mon chemin, pour devenir plus léger. Une rencontre avec une thérapeute EMDR, une séance demandée de quatre heures d’affilée… et « c’est sorti ! » Le traumatisme subi à cinq ans (traumatisme occulté les 55 années suivantes) a été exprimé. Il m’a fallu du courage m’a confirmé cette nouvelle amie (à elle aussi je pense pour ne pas me lâcher durant ces quatre heures!). La douleur s’est épanchée pendant mes vacances, au bord de la mer. J’ai laissé couler (dans tous les sens du mot). Le timing était parfait puisque j’étais disponible et encombré par rien d’autre.
    Ce que j’en retire comme leçon et que je voudrais vous partager aujourd’hui, c’est qu’il y a des saisons pour chaque chose. Il « suffit » de trouver le bon moment. Avoir de la patience dans l’attente, du courage dans l’action et de la reconnaissance une fois la chose accomplie.
    Le pardon reste l’expérience ultime qui permet d’avancer sans se retourner…
    Bien à vous tous
    Erwan

  8. Sylvie Cadieu dit:

    Bonjour Marie
    Heureuse de te lire de nouveau.
    J aime bien ton billet d aujourd’hui car effectivement la partie de nous qui nous dénigre ne nous aide pas à avancer.
    Belle journée
    Sylvie

  9. Muriel dit:

    Merci pour ce texte oh combien révélateur pour moi et que j’aurais aimé lire il y a quelques mois, quand j’ai mis un terme à cette relation de 2.5 ans dans laquelle je n’avais aucune considération, qui me faisait me sentir insignifiante mais de laquelle je n’arrivais pas à m’extirper . Avoir pris la décision de rompre n’a pas tout arrangé, je suis passée par une phase de colère envers lui et sa famille mais aussi et surtout envers moi. Je ne comprenais pas pourquoi j’avais accepté tout cela. Les événements repassaient en boucle dans mon esprit et la seule question qui me venait à l’esprit était « comment as tu pu? » (sous entendu… supporter, accepter…). Je pratiquais l’autoflagellation. Aujourd’hui j’ai fait du chemin et je comprends qu’il fallait que je passe par là pour prendre conscience que j’avais encore des blessures du passé non cicatrisées. Depuis que j’ai repris ma vie en main beaucoup de choses se sont améliorées sur le plan professionnel et financier. Sur le plan sentimental, je veux prendre le temps de me laver de toutes particules aussi infimes soient elles de cette relation, pour ne pas avoir à refaire une énième lessive :-) Et puisque ce sera mon choix, je veux qu’il soit un choix porteur de joie, de partage et d’amour. Merci Marie

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Merci du partage, chère Muriel! J’aime quand tu dis : « je veux prendre le temps de me laver de toutes particules aussi infimes soient-elles de cette relation »… xx

  10. Martine dit:

    Bonjour, merci Marie pour ce texte si inspirant et qui éclaire la matinée d’un rayon de soleil. Ma situation actuelle avait besoin d’un éclairage à ta façon et tu viens si justement de me le donner. Je me permets donc de prendre mon temps pour essayer de m’en sortir en m’efforçant de mettre la lucidité dans les choix que je vais faire au présent, sachant qu’ils détermineront mon futur.Bonne journée. Martine

  11. Brigitte dit:

    tellement contente de voir que tu as passé un bel été. Merci pour tes mots ce matin, c’est ce que je ressentais face à mon travail, ce le faire confirmé fait toujours du bien. Bonne journée

  12. Aline - Labyrinthe Universel dit:

    Merci pour ce magnifique message qui m’a tellement parlé!
    Je crois que c’est l’un de tes messages qui m’ont le plus parlé car je suis plutôt dure avec moi-même à me juger constamment en me disant que je devrai choisir le bon choix et pas ci et ça même si une part de moi a envie d’y succomber…
    C’est dur d’être en guerre avec soi-même ='(.

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Oui ma chère! Contente de lire que ce texte t’ai apporté un peu de lumière.

  13. Linda dit:

    Merci Marie, pour ce beau message en harmonie avec mes pensées ce matin. Chaque chose en sont temps.
    Bonne journée!
    Linda

  14. cussonneau dit:

    Bonjour Marie-Pier,
    Merci pour ce message fondamental. Il est nécessaire de nous rappeler toujours et encore ce non jugement… apprendre a embrasser totalement ce que nous sommes… ce message résonne fort en moi qui suis dans une période de choix professionnel qui met un peu a mal mon confort financier… nourrir l’abondance tout en accueillant mes limitations avec amour.
    Bien a toi, Sylvaine de Nantes

  15. michel dit:

    Bonjour Marie, depuis 3 ans (mai 2015) que je reçois tes beaux messages d’espérance et d’amour. C’est aujourd’hui que je réponds à un de tes textes. Ils sont très inspirants et réconfortants. Aujourd’hui, ton texte est vraiment WOW. Une caractéristique chez moi est que lors d’une prise de décision, je suis souvent déchiré entre mon côté rationnel (avoir des bonnes raisons) et mon cœur (ressentir que c’est la bonne décision). Lorsque tu parles que si vous n’êtes pas prêt à faire un changement, c’est une (raison) tout à fait valide et excellente de ne pas le faire. Et que nous sommes le patron de notre vie, ça me rejoint fortement. Ainsi que : c’est votre (cœur) qui vous donnera la force de faire les choix courageux. Souvent, nous sommes bienveillant et compatissant envers les gens de notre entourage…et nous oublions de l’être envers soi. Au plaisir,

    1. Marie-Pier Charron dit:

      Ça me fait plaisir de te lire après toutes ces années, Michel! Un grand merci de partager ton expérience… xx

  16. Ah Tchoy Rose dit:

    Bonjour Marie
    J’aime la lecture de ce matin, rafraîchissante et ouverte
    J’ ai la réponse à un vécu de la semaine passée, c’est fantastique…
    Je te remercie infiniment pour Tout
    Je t’embrasse
    Rose

  17. PHILIPPE LEGER ORION dit:

    BONJOUR MARIE PIER,
    merci pour ce message que j applique a chaque jours de ma vie,
    car la route c est a nous de la contruire,etre se que l on est,et non se que l on veux que l on soit ,
    voila ma devise de ma vie .
    merci a toi ,je suis sure la bonne route.
    bises fraternel a toi ET a vous tous!
    orion

  18. Brigitte dit:

    Marie Pier, la femme qui tombe à pic ! Ton retour, et ton post, inattendus, ont encore fait mouche ! A quand une réflexion sur  » la loyauté » ?? Je la ressens très fort, mais ça reste brouillon dans ma tête et…mon cœur.
    Au plaisir de te lire, et plein de bonnes pensées pour toi, qui a l’air toujours en chemin, comme nous tous qui te lisons avidement ! Biz, bri.

  19. Catherine dit:

    Merci pour ce texte, il tombe aussi à point pour moi. Je suis dans une relation depuis 11 ans avec un homme qui a de formidables qualités mais aussi beaucoup d’aspects très durs avec lesquels j’ai du mal à vivre. 11 ans que je suis prise entre mon amour pour lui et ma colère contre lui. 11 ans que je me demande combien de temps encore je vais supporter ça, puis que tout va mieux, puis que tout recommence. Et je suis encore là. Quelque chose fait que je ne suis pas encore partie. Mais je fais de petits pas vers un mieux-être. Dernièrement je lui ai annoncé que je voulais séparer nos finances qui étaient tout entremêlées. Nous sommes en train de le faire. J’ai le sentiment que c’est ma façon à moi de reprendre un contrôle sur ma vie, mais sans tout balayer du revers de la main. J’essaie de changer les choses de l’intérieur d’abord, tout en restant dans ma relation. Peut-être que je finirai par partir. Mais je pose les pierres de mon affranchissement tout doucement.

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